Selon un témoignage relayé par Oncodaily, Sue — dont le cancer du sein était revenu après plusieurs années de rémission et s'était propagé au foie — a entamé en décembre 2025 un traitement par capivasertib, une molécule dont la découverte et le développement s'appuient sur les travaux de The Institute of Cancer Research. Quelques mois plus tard, ses marqueurs tumoraux diminuent, son dernier scanner montre une maladie stable, et elle retrouve une vie quotidienne qu'elle qualifie elle-même de « normale ». Son récit ouvre une porte concrète pour d'autres patientes: celle des thérapies ciblées qui naissent dans les laboratoires.
Le jour où tout a recommencé
C'est en lisant les mots de Sue que se mesure ce qu'un médicament peut réellement changer dans une vie. Après plusieurs années de rémission, son cancer du sein est revenu et s'est propagé au foie. C'est dans ce basculement, cette redistribution brutale des perspectives, qu'un nouvel espoir thérapeutique s'est présenté: le capivasertib, fruit de recherches longtemps menées à l'Institute of Cancer Research.
« C'est effrayant de penser que mon cancer n'est pas guérissable, mais maintenant je revis une vie normale. Je peux promener mon chien, sortir avec mes amies, j'ai commencé de nouveaux loisirs. Je peux maintenant chercher le bon côté des choses, me sentir positive et profiter un peu plus de la vie. »
Cette phrase, qu'elle prononce aujourd'hui, dit quelque chose de simple: un traitement, ce n'est pas seulement un résultat sur un scanner. C'est ce qui rend possible le reste — le chien, les amies, les nouveaux horizons du quotidien.
Ce que sa trajectoire change pour la conversation avec votre oncologue
Sue ne raconte pas une guérison. Elle raconte une main retrouvée sur le fil des jours — et c'est précisément ce que vise aujourd'hui la recherche contre le cancer du sein. L'Institute of Cancer Research le formule ainsi: « Nous sommes fiers d'être à l'avant-garde de nouvelles découvertes qui aident les patientes et patients à vivre plus longtemps et mieux. »
Concrètement, plusieurs questions peuvent être posées lors d'une prochaine consultation, sans attendre un stade avancé pour le faire:
- Demander si une analyse complète de biomarqueurs a bien été réalisée ou peut être complétée. Les décisions thérapeutiques modernes s'appuient largement sur ces profils.
- Interroger son équipe soignante sur les essais cliniques ouverts pour sa situation. Les protocoles de recherche restent souvent une voie d'accès concrète aux molécules récentes.
- Demander quels critères définissent, dans son cas, une « réponse stable » au traitement, et à quel rythme les marqueurs tumoraux et l'imagerie seront réévalués.
Suivre l'élan, sans se perdre dans l'attente
Ce que le parcours de Sue rend visible, c'est le temps long de la recherche: une molécule mise au point pendant des années au laboratoire, puis testée, puis accessible, puis vécue dans un corps singulier. Pour les lectrices et lecteurs qui cheminent avec un cancer du sein — en traitement, en rémission, ou en reprise évolutive — trois repères simples peuvent accompagner les prochaines semaines:
- Garder une trace écrite, datée, des résultats de scanners et de marqueurs tumoraux, pour visualiser la trajectoire avec son oncologue.
- Identifier, dans son centre de soins, le référent essais cliniques — oncologue référent ou équipe de recherche clinique — à qui poser la question d'un protocole pertinent.
- Permettre à la parole de circuler, comme Sue le fait, auprès de proches, d'associations, ou dans des espaces de témoignage: ce récit partagé nourrit aussi la force de tenir.

