D'après KATV, c'est une petite boule découverte sous le bras droit, un mois avant sa mammographie prévue, qui a fait basculer le quotidien du Dr Kim Leverett. Quatorze ans plus tard, cette survivante d'un cancer du sein de stade 3 transforme son histoire en une mobilisation concrète à Little Rock, dans l'Arkansas. En parallèle, Yahoo Lifestyle Canada rapporte qu'Olivia Munn a pris la parole pour évoquer les « obstacles » et la « ménopause chirurgicale » qu'elle traverse après son propre diagnostic.
Le corps qui parle avant les images
Leverett se souvient du geste, du silence, de l'appel. La biopsie revient positive: stade 3. « J'étais sous le choc, et puis je me suis dit: "Ce n'est pas possible" », raconte-t-elle au micro de KATV.
À ce moment-là, elle élève deux adolescentes, de 13 et 15 ans. Son mari, sa famille, son église, sa foi tiennent l'étau ouvert pendant les traitements.
Quatorze ans ont passé. Leverett court encore, marche encore, parle encore. C'est ce corps qui a parlé trop tôt — et c'est précisément cette voix qu'elle a choisi de faire entendre.
De la parole au mouvement
De cette traversée est né Stride for a Cure, une course-marche annuelle qui rassemble la communauté de Little Rock autour du dépistage précoce et du soutien aux survivantes.
L'édition 2026 est prévue le 3 octobre, au 521 President Clinton Avenue. Le van de mammographie de l'UAMS Cancer Institute sera présent sur place, précise KATV. Les recettes nettes bénéficient à l'Arkansas Cancer Coalition.
L'an dernier, environ 1 200 personnes ont participé à l'événement. Leverett espère dépasser ce chiffre cette année. La marche est ouverte à tous — coureurs, marcheurs, bénévoles. Pas de performance exigée, juste la présence.
Ce qui reste, et ce qu'on emporte
« J'ai une passion: aider les autres et leur faire savoir que ça ira, et qu'il faut se faire dépister tôt », résume Leverett. L'American Cancer Society, citée par KATV, rappelle qu'environ une femme sur huit développera un cancer du sein invasif au cours de sa vie. Pour Leverett, ce n'est plus une statistique — c'est la raison de continuer à parler.
Stride for a Cure prend aussi la suite de la Susan G. Komen Race for the Cure de Little Rock, interrompue pendant la pandémie. Leverett veut en faire un espace de mémoire — pour les survivantes, et pour celles et ceux qui ne sont plus là. « J'espère que les gens viendront célébrer, mais qu'ils seront aussi plus attentifs à leur corps et à leur santé, et qu'ils transmettront ce réflexe », glisse-t-elle.
Pour s'inscrire ou se porter bénévole, les informations pratiques sont accessibles via l'organisation de l'événement.

