Cancer du sein : le parcours de résilience de Debora Schivo, fondatrice d'Amiia

Cancer du sein : le parcours de résilience de Debora Schivo, fondatrice d'Amiia

Selon PME Magazine, Debora Schivo a appris qu'elle avait un cancer du sein quelques mois à peine après avoir inauguré Amiia, le centre lausannois qu'elle a cofondé autour d'un pari simple: réunir sous un même toit la médecine esthétique et la prévention médicale. Son témoignage, publié cette semaine, remet la maladie au centre d'un lieu qui en parlait déjà par vocation.

Le lieu parlait prévention, la fondatrice est devenue patiente

Amiia avait été pensé pour celles et ceux qui hésitent à pousser la porte d'un cabinet. Quelques mois après l'ouverture, c'est sa propre cofonderesse qui s'est retrouvée de l'autre côté du bureau. Ce retournement n'a rien d'anecdotique: il transforme la posture professionnelle en expérience vécue, et change la manière d'accueillir la peur des autres. Il rappelle surtout que la prévention n'est jamais un sujet distant, qu'elle parle depuis le corps de celles qui portent le projet.

Quand on traverse un diagnostic tout en gardant une activité à tenir, la question ne se réduit plus à « comment vais-je guérir ». Elle devient: comment tenir debout demain matin, et avec qui. Le parcours de Debora Schivo, tel que le relate PME Magazine, ouvre une réflexion très concrète sur ce que signifie garder le lien avec son travail quand le corps impose son propre calendrier.

Trois points à reprendre pour sa propre route

Un témoignage de cette nature ne se lit pas seulement avec le cœur. Il se lit aussi avec un carnet à portée de main. Ce que ce combat invite à vérifier, dès aujourd'hui:

  • Le lieu du dépistage. Un bilan de prévention posé dans un endroit qui prend le temps de l'écoute change la qualité du suivi. Vérifier l'offre dans son canton, l'existence de consultations dédiées, les délais réels pour obtenir un rendez-vous.
  • L'équipe autour de soi. Porter un projet pendant une maladie oblige à nommer ce qui peut être délégué. Identifier deux ou trois personnes de confiance — famille, associée, soignant — avant que l'urgence ne décide à notre place.
  • La parole, donnée ou retenue. Dire son parcours publiquement n'est jamais anodin. Pour Debora Schivo, témoigner dans PME Magazine n'est pas qu'un geste personnel: c'est aussi ouvrir une porte pour les femmes qui repoussaient un rendez-vous depuis des mois.

Ce que ce récit laisse en suspens

Comment l'équipe d'Amiia a-t-elle adapté l'activité du centre pendant les traitements? Quel rôle ce lieu joue-t-il désormais pour les patientes qui y entrent aujourd'hui avec des questions qu'elles n'osent pas formuler à voix haute? Le récit de Debora Schivo, on le sent à la lecture, ne fait que commencer. À suivre de près, pour quiconque s'intéresse à ce que devient un lieu de prévention quand sa fondatrice devient, à son tour, patiente.