Pour un regard andalou …

Capture d’écran 2014-05-25 à 20.47.37Jeudi 8 mai 2014 :

6h – La maison dort. J’entends la chouette qui lance ses dernières mélopées et les premiers gazouillis grasseyants des hirondelles qui reprennent le turbin. Le soleil a rendez-vous avec la lune. J’ai pris mes marques de chasseuse de lumière sur l’orientation de la maison à notre arrivée la veille.  Nos hôtes ont déménagé de Soulac Sur Mer pour venir s’installer dans ce petit port fluvial du Haut-Médoc et c’est la première fois que j’y séjourne réellement. Une promesse de découvertes, des aurores susceptibles d’être somptueuses dans cet écrin idyllique : un estuaire miroir, moucheté de carrelets riverains, survolés par des ailes aux envergures disparates. Un paradis pour les voleurs d’images matutinales, pour les traqueurs d’arabesques en plumes. J’hésite. La journée d’hier a été longue. J’ai encore six aubes devant moi. Je ferai un petit repérage plus tard dans la matinée. Je me rendors, bercée par les clapotis du ressac et le chant des d’oiseaux.

11h – C’est parti. Je suis le cours du fleuve. Le port De Girard, un peu plus en aval,  aussi charmeur qu’un regard andalou, m’avait accroché la rétine juste avant notre arrivée à Saint Christoly. Un petit canal, long et étroit, au bout duquel reposaient quelques bateaux indolents. Une poignée de cottages de pierre et leurs jardinets sauvageons, des dizaines de cabanes de pêcheurs, sagement rangées le long d’un chemin vicinal qui menait droit au fleuve… Je lui réserve ma première balade. Le coin est paisible. Les hommes ont déserté : les pêcheurs ont plié les lignes, les cuisiniers sont à pied d’oeuvre, les citoyens commémorent la fin d’une de leur ancienne folie. Mon pas se fait léger pour ne pas alerter ragondins, bécassines, hérons, aigrettes ou passereaux… Je marche le nez en l’air, les écoutilles aux aguets, l’oeil à l’affût. La vie bruisse partout, discrète, furtive, affairée. Arrivée au bord de la Gironde, j’ai une perspective magique sur ses rives, les rapaces tournoient au dessus des marais en aval tandis qu’en amont, quelques silhouettes de carrelets hérissent les berges. Il y a forcément de petits sentiers qui y mènent. Je rebrousse chemin et par en quête de celui qui m’amènera à leurs pieds. Dissimulé au milieu des joncs, je parviens à le trouver sans trop de mal. Je pose ma voiture, et pars, matériel photos en bandoulière, chargée comme une mule.

Je n’ai pas fait 20 mètres que Dame scoumoune tend son premier filet. Un petit nid de poule accueille mon peton alerte. J’amortis la chute sans problème, un providentiel talus se trouvant sur ma gauche. Le craquement sec qui résonne simultanément laisse peu de place au doute : une partie de ma très chère anatomie a cédé sous la torsion. Je m’assoie, prend le temps de vérifier qu’objectifs et boitier n’ont pas subi de dommages et lorgne vers mon carrosse. 20 mètres. C’est faisable. J’ai bien mon portable mais je ne suis qu’à un quart d’heure de la maison et expliquer où je me trouve risque d’être un peu compliqué. Clopin-clopan, je rejoins ma voiture et file rejoindre le premier pain de glace qui traine. Ce qui m’inquiète, ce n’est pas tant la douleur que l’ignoble petit craaac qui me tintinnabule encore aux oreilles. La feuille des résultats de ma piètre densitométrie avant le début de Femara redéfile en boucle dans ma p’tite tête. La liste des effets secondaires de mon bonbon quotidien ne me nargue pas moins . Mais je parviens à chasser ses lutins de mauvais augures en me concentrant sur ma patte folle qui ne répond pas exactement comme je le voudrais aux ordres que je lui donne. La maîtresse de maison s’affaire dès mon arrivée : Arnica, crème anti-inflammatoire, poche de glace,  et zou, déjeunons en paix. Le repas honoré, je refais l’état des lieux. Un oeuf de pigeon juste au-dessus de la malléole. Rien de très impressionnant. Cependant, forte des expériences des entorses de mes handballeurs de fistons, je sais que ce n’est forcément le spectaculaire qui est le plus grave. Soupir. Il va falloir reprendre une chtite dose de RX pour vérifier l’origine de ce craquement. Un jour férié. Aux urgences. Hmmmm. J’en rêvais.

Nous partons, fiston au volant, affronter la salle d’attente du petit hôpital le plus proche, à 15 mn d’ici. Quasi désertique. Ouf.

Une petite demi-heure plus tard, le médecin de garde, souriante, passe examiner ma cheville bombée. Légère grimace :

- Je n’aime pas trop ces inflammations localisées. Il n’est pas impossible qu’il y ait une fracture là-dessous. J’appelle le brancardier pour qu’il vous emmène passer une radio. Je vous revois après.

Une autre demi-heure. Calée dans un vieux fauteuil roulant qui date probablement de 14-18, direction le 1er étage.

L’image est tout aussi nette que la fracture.

Fracture

Mon brancardier me récupère mais son téléphone l’arrête en plein élan devant la porte de l’ascenseur.

- Oui, j’arrive de suite….

Manifestement une urgence urgente.

- Désolé, je vous laisse là. On m’appelle au deuxième. Je reviens de suite.

Un de suite de ¾ d’heure durant lequel je reste plantée dans un couloir désert devant une porte d’ascenseur qui s’ouvre de temps à autre sur une famille en visite, un patient perfusé, une aide-soignante en cavalcade. Je suis tentée de le prendre toute seule comme une grande. J’ai encore mes bras, j’ai encore droit au chocolat et  je pourrais parfaitement regagner le RDC sans aide, mais je renonce en pensant au jeune homme : je ne vais pas rajouter un jeu de piste à son emploi du temps manifestement déjà fort chargé. Il arrive finalement avec un collègue, manipulant le brancard d’un monsieur en mauvais état. S’engouffre  en radiologie en me lançant par-dessus l’épaule un « je ne vous oublie pas » rassurant. Un autre petit quart d’heure et zou, redescente aux enfers. L’activité de la ruche a manifestement augmenté depuis toute à l’heure. Mon box est squatté, le service est désormais plein comme un oeuf et je dois attendre la doc dans la salle d’accueil. Une demi-heure… Je me dis que là où je suis, cela ressemble un peu too much aux oubliettes. J’intercepte une infirmière en plein vol. « Ah oui, vous faites bien de me le dire. Je file la voir justement. Je lui dis que vos radios sont faites. »

Un minirikiki ¼ plus tard, la Doc au sourire toujours aussi lumineux s’approche.

- Ne me dites pas qu’il faut opérer…

- Euh, comment dire…

Je m’effondre. La perspective d’un 18ème bloc, là, tout de suite, alors que j’allais enfin vers un peu de légèreté, un peu d’insouciance, me vrille l’estomac. Une angoisse qui me monte à la gorge que je n’essaie même pas d’endiguer.

Mon urgentiste est visiblement décontenancée par ma réaction et je  la comprends : une guibole en vrac, dans son monde à elle, c’est un ongle cassé dans le mien. Mais elle ne s’impatiente pas. La main sur la mienne, elle me questionne.

- Racontez-moi…

Je lui raconte, entre deux sanglots. Ma collection de champs opératoires à Craboland, mes réveils catastrophiques, l’embolie, le Tako Tsubo.  J’édulcore, je sais qu’elle a d’autres chats à soigner mais ce qui m’angoisse le plus, c’est ce que je devine des semaines de galère à venir.

- Je comprends mieux. Effectivement, on serait saturé à moins… Bon, il n’y a aucune obligation de passer par une anesthésie générale. Vous ne serez de toute façon pas opérée ici. Nous devons vous transférer à Pessac pour un passage au bloc, demain matin probablement…

-  Et vous croyez qu’il est possible que je ne me rende là-bas que demain matin en ambulance, depuis le domicile de mes amis ? Je suis venue en vacances avec mon fils, qui est en conduite accompagnée. Il pourrait m’emmener mais resterait bloquer à Pessac avec moi…

- Je vous renvoie en radiologie, pour une radio pré-op des poumons. Pendant ce temps, j’appelle mon collègue anesthésiste de Pessac et essaie d’organiser tout ça pour une entrée demain matin aux aurores. Ça vous va ?

- Oui. Merci…

Radio des poumons, pose du cathéter, pose de la botte, remise des béquilles. Paperasses et récupération de mon dossier médical avec clichés. Une autre petite heure.

- Voilà. J’ai eu mon collègue. Vous êtes attendue demain matin pour 7h30 à Pessac pour une intervention à 8h. Avec anesthésie locale. Une ambulance passera vous chercher à 6h15 à votre lieu de résidence. On ne boit pas, ne mange pas, ne fume pas après minuit bien sûr.

- Oui. Je connais la comptine par coeur. Merci pour tout. Vraiment.

- De rien Madame Bénardeau. Bon courage…

Mon grand schtroumpf à la patience d’ange, après avoir assister au grand show d’un service d’urgences durant 3 bonnes heures, reprend sa casquette de taxi. Direction, un apéro bien mérité. Un excellent repas girondin nous attend en lieu et place du bouillon hospitalier. C’est toujours ça de gagner.

Vendredi 9 mai :

Arrivée à 7h30 pétantes à Pessac City. Au rythme des galopades dans le couloir, je sais que l’activité est intense. Le bloc à 8h, je n’y crois pas 3 secondes. Et je fais bien.

12h. Une aide-soignante m’apporte ma tenue de schtroumpfette et ma bouteille de bétadine.

- La douche, c’est là. Il y a une chaise si vous voulez la prendre assise. À toute à l’heure.

Bien bien bien. Ben heureusement que je connais les consignes par coeur, que j’ai viré mes bijoux la veille, tout comme mon vernis à ongle et que j’ai pris le temps de m’épiler les cannettes il y a peu.Voyons voir si je suis aussi compétente au jeu du héron unijambiste lâché en patinoire.

Je regarde la salle de bain comme un terrain minée. Pas le droit de poser le pied par terre, une paire de béquilles, un sol en lino bien brillant, une chaise plastoc, mais aux freins déglingués. Tâchons de ne pas la jouer à la Rémy Julienne. Mon assureur finirait par m’en vouloir… Je me barbouille consciencieusement de ce produit marronnasse dont je ne supporte plus l’odeur. Ça tombe super bien, je n’ai qu’à me pencher pour faire mon petit vomito de bile dans les toilettes. Rinçage. Essuyage tant bien que mal. Retour au lit. Blouse-montre-moi-tes-fesses. La noiraude est dans les starting-blocks.

13h – Zou. Direction le pôle nord.

Un jeune homme s’affaire autour de moi. Il me saisit le bras gauche pour examiner mes jolies veines.

- Euh non. On ne pique pas ce bras là. Et puis j’ai déjà un cathéter dans le bras droit depuis hier soir, cela va suffire je pense.

- Ah….

Qu’à cela ne tienne, il n’a pas dit son dernier mot. Le tensiomètre est dégainé.

- Nan, on ne prend pas plus la tension ici qu’on ne pique. Ce bras a eu un curage axillaire complet.

- Et alors, ça n’empêche pas de prendre la tension…

- Bon écoutez. Ce n’est pas ce qu’on me raconte depuis plus de dix ans en oncologie. Si vous avez envie de jouer, pas moi. Il vous reste une jambe de dispo. Ça devrait le faire.

Haussements d’épaules exaspérés.

L’anesthésiste arrive, me fait un vague interrogatoire pré-op. Je lui explique que j’ai eu de nombreuses interventions sous AG, que j’ai des réveils compliqués, que j’ai des intolérances à plusieurs anti-douleurs, que je préfère une anesthésie locale. Il me propose plusieurs options : la rachi ou le garrot de la jambe avec injections. Occupée par ses explications techniques et le choix que je dois faire, j’oublie de lui signaler quelques « petits » détails de mon CV.

Le chirurgien fait son entrée, me salue et se prépare. J’opte pour le garrot.

Le champ est dressé entre moi et les médecins. Je sens la pression du garrot mis en place sur la cuisse. Sans me prévenir, le docteur Tsétsé enfonce sa première banderille. Je sursaute.

- Mais bon sang !!!! Ne bougez pas ! Je travaille au millimètre moi !!! Comment voulez que je bosse si vous bougez !

Je suis tendue comme un arc, en nage.

- Je ne vous ai pas fait mal là, pourquoi vous bougez ????

- Parce que je suis streeeeeeessée et que vous ne m’avez pas prévenue de la piqûre,merde.

Ambiance…

Les larmes perlent malgré moi. Je dois ressembler à un bloc de béton tant je suis contractée.

Le ton se radoucit.

- Bon, euh. Je vais repiquer. Ne bougez pas. Voilà. Restez tranquille. Là, je passe entre le nerf machin truc et l’artère trucmuche etpatatipatata…

Efficace le coup des détails techniques. Sûr qu’elle ne bouge plus la Noiraude quand on lui explique que ce serait ballot de s’offrir pour le même prix une petite hémorragie ou une douleur explosive en cas de gigotage.

- Voilà, c’est fini. C’était pas compliqué quand même.

Pffff. Nos regards se croisent par-dessus le champ. Il voit les chutes du Niagara et la sueur qui me dégouline sur le front.

- Vous ne voulez pas que je vous mette le masque pour vous détendre un peu ? Vous êtes très nerveuse quand même.

- Euh, c’est à dire que je n’ai pas d ‘excellents souvenirs de mes derniers blocs vous savez. J’ai oublié de vous dire tout à l’heure que j’ai fait un Tako Tsubo à ma dernière AG et …

- Quoi ???????!!!!!!!!!!! Et c’est maintenant que vous me dîtes ça ???????!!!!!!! Mais ça va pas hein !!!!!!!

Il est trop fort le monsieur. Pour calmer ses patients angoissés. Un vrai prof de Tai Chi sous exctasy…

- Bon, écoutez. Oui, j’ai oublié d’en parler. Je ne suis pas vraiment habituée à faire la consult anesthésie au beau milieu du bloc. Et puis de toute façon, votre confrère m’a bien expliqué que cet évènement était exceeeeeeptionnel, qu’il fallait l’oublier, que cela ne se reproduirait certainement plus jamais hein. Oui, je veux bien de votre masque. Pardon d’être tendue et de ne pas vous avoir débité mon CV dans l’ordre.

- ………. Ok, on va mettre le masque, cela va vous aider à vous relaxer un peu…

Me voilà déguisée en Miss Lecter, les grilles en moins. Je retiens les haut-le-coeur que me donne systématiquement l’odeur de ce cache-nez en caoutchouc. Je ne voudrais pas me faire engueuler en plus pour encrassage du matos.

Le chirurgien me demande si je sens encore quelque chose sur ma jambe.

- Oui.

- Vous êtes sûre ?

P’tain, chuis nerveuse mais pas encore atteinte d’hallucinations tactiles.

- OUI. Là, vous venez de passer un objet sur la plante de mon pied de bas en haut.  Si vous tenez à votre nez, il vaut mieux attendre encore un peu.

- Oui oui, je tiens à mon nez. On va attendre un peu…

Noir…. Le Dr Tsétsé a du balancé les gaz. La chieuse est envoyée au Nirvana.

Lorsque j’émerge,  on en est à l’atelier couture. L’ambiance est plus détendue. L’infirmier me dit que tout c’est bien passé et que le chir fait ses points de croix. J’entends vaguement un bruit curieux… Je cherche… L’image du dernier fauteuil que j’ai restauré s’impose… Clac. Clac. Clac. Clac… Mais oui mais c’est bien sûr. L’agrafeuse!…

agrafes

L’anesthésiste réapparait dans mon champ visuel.

- Bon, eh bien vous voyez que tout va bien ! J’aurais du mettre de la musique. Vous connaissez ce groupe? Avec ça, je rentre à la maison! Planant.

Je n’ai pas retenu le nom qui s’affichait sur le CD qu’il m’agitait sous les yeux. Des bretons.

- Vous êtes breton ?

- Oui, un vrai du Finistère!

Et de continuer sa petite promo musicale auprès du couturier.

La Noiraude – Quand est-ce que je peux sortir ?

Le Couturier – Euh ? Du bloc ? Tout de suite..

La Noiraude – Non, de l’établissement…

Le Couturier – Demain matin.

La Noiraude – Je voudrais sortir ce soir, c’est possible ?

Le Couturier – Euh… C’est un peu court…

Le Dr Tsétsé – Mais rien n’empêche qu’elle sorte ce soir. Ma voix compte double. On est donc trois contre un.

Tiens tiens, mon engueuleur pro se transforme en copain-allié. Des petits grattements de conscience ou un service plein à craquer ? Mystère… Allez, optons pour un gratouillis généreux. Il a une bonne bouille finalement quand il ne fulmine pas dans sa barbichette/

Le chirurgien me regarde :

- Vous êtes certaine ?

- Oui, que je douille ici ou ailleurs ne changera pas grand chose. Je peux faire mes piqûres d’AVK seule, je me reposerai mieux sans le bal des infirmières et je vous libère un lit…

Raaaa, le coup du lit libéré, ça marche a tout les coups… Ou presque…

-….. Bon… Vous pourrez partir à 18 heures, le temps qu’on vous prépare les papiers de sortie. Je vous explique : interdiction d’appui sur le pied opéré pendant 45 jours. Il faudra repasser une radio de contrôle et revoir un orthopédiste dans votre région avant de reprendre la marche. Il y aura des soins infirmiers à domicile et vous pourrez retirer les agrafes dans deux semaines. Vous avez des questions ?

- Non.

- Eh bien bonne continuation Madame.

De retour dans la chambre, je redeviens fontaine. 45 jours  sans poser le pied par terre!!! Dans une baraque à trois niveaux. Ça promet… J’essaie de ne pas penser plus avant. J’essaie. Les balades photos, le jardin. Les courses, le ménage, la bouffe. Les échappées belles des week-ends déprogrammées. Aaaarf. J’ai du mal à accepter toutes ces perspectives bancales. Mais je ravale le chagrin. Les bobos me ramènent au temps présent. Demain. Un autre jour. Allez….

J’envoie les petits messages aux proches qui attendent des news et commence à organiser le rapatriement. Lorsque je demande à ce qu’on rappelle l’ambulance pour le retour, blocage des quatre sabots.

- Ah mais on ne fait pas de bons de transport en ambulatoire…

- Pardon ? Vous ne faites pas de bons de transport en ambulatoire ??? Jamais ??? Mais je fais comment pour repartir moi ? Je suis à une heure et quart de chez mes amis !

- Eh bien vous appelez vos amis pour qu’ils viennent vous chercher. Il n’y a pas d’autres solutions…

J’en suis restée sans voix. À part ce matin, cela fait des mois que je n’ai pas utilisé de VSL. Pour toutes mes consults et examens divers, je me déplace par mes propres moyens et me débrouille avec mon entourage quand je ne peux pas conduire moi-même. J’ai d’ailleurs renoncé, bien qu’en ALD, à me faire rembourser les frais de déplacements auxquels je peux prétendre. Après deux tentatives infructueuses (aucun retour ni remboursement de la CPAM pour les trajets déclarés), j’ai laissé tomber les formulaires inutiles.  Je sais pour lire les Impatientes et les news santé du net régulièrement que ce point de « détail » des transports médicaux devient une véritable galère dans le parcours du soigné, mais là, je n’en crois pas mes oreilles. Je ne suis pas au fait des dernières mesures prises par nos chers gouvernants en la matière. Je ne conteste donc pas bien que soufflée par la nouvelle.

Ce sont mes amis et mon fiston qui viendront me récupérer. 1h15  aller, 1h15 retour.

Marvellous ! Ma vie de boulet à temps plein vient de commencer. Et je sens que ce n’est que l’apéro. Tchin !

Carrelet

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  6 comments for “Pour un regard andalou …

  1. Biquette
    mai 25, 2014 at 22 h 23 min

    Ben dis donc…Tu es une collectionneuse d’emmerdes, une sorte de calamity -femme, tu dois avoir une étoile très spéciale dans le ciel!
    Je croyais assurer avec un cancer du sein, une leucémie aigüe, un DRESS syndrome et un carcinome cutané, mais avec toi la concurrence est rude…
    Et si tout ça était lié ? Si une chimio entrainait un autre cancer ? Si un médoc fragilisait ? On te soigne et on te déglingue. On te sauve et on te fragilise.
    Sensation qu’on joue avec le feu.
    Je suis évidemment de tout coeur avec toi. Bises

  2. mai 25, 2014 at 23 h 50 min

    Et là j’ai juste envie de dire : pffff… :-(

  3. z*z*
    mai 26, 2014 at 0 h 14 min

    Douces pensées & doux, doux, doux, très doux bisous.

  4. Sylvie
    mai 26, 2014 at 15 h 57 min

    J’espère que ça va mieux Hélène. Gros bisous.
    Le coup du bon de transport … ! Maintenant je connais les combines, et l’autre jour en allant chez l’ophtalmo, le taxi n’en revenait pas que j’ai eu un bon. En fait c’est moi qui dit au spé, la case à cocher… ALD Crabe ! ;) ou alors mon autre ALD passe partout. Nomého, on a assez cotisé manquerait plus qu’on soit obligés d’aller au rancards en rampant..Bisous doux

  5. Nenaleriac
    mai 26, 2014 at 23 h 15 min

    Ça fait plaisir de te lire, même si l’aventure était un peu la louche de trop.
    Bises.

  6. jean-claude
    mai 27, 2014 at 14 h 38 min

    Bonjour Hélène,
    Evidemment, on aurait préféré recevoir une carte postale des Seychelles « Temps superbe, sable paradisiaque, en pleine forme, on pense à vous ». Mais cela nous fait tellement plaisir d’avoir de vos nouvelles!
    et quel style! Merci et à bientôt

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