La chimiothérapie

p'tit manuelArticle précédent : Après un curage axillaire

La chimiothérapie, bien évidemment, c’est notre grande croque-mitaine à toutes. Il faut dire que la dame a bien mauvaise réputation, et il faut bien avouer aussi que cette dernière n’est pas tout à fait infondée.

Ceci étant, petites précisions, et de taille :

– Il n’y a pas une, mais des chimiothérapies. Chacune possède des caractéristiques bien spécifiques, plus ou moins désagréables, plus ou moins marquées. Votre oncologue vous précisera normalement les effets secondaires indésirables qui correspondent en général à la vôtre.

– Une autre petite nuance, toute contenue dans le en général précédent, c’est que chaque organisme réagit de façon très différente à une même chimiothérapie. Faites la comparaison avec la tolérance que chacune d’entre nous manifeste vis-à-vis de l’alcool (d’accord, source de cocktails beaucoup plus réjouissants que celui que l’on vous propose ici), mais le principe est bien le même : trois petits chupitos avalés feront des ravages chez les unes quand ils ne feront pas ciller trois secondes leurs voisines. Inutile donc de se livrer à des projections hasardeuses basées sur les commentaires de telle ou telle copine de galère (à plus forte raison si elle ne bénéficie pas du même protocole médicamenteux que vous).

– Les progrès en matière de thérapies ciblées  ont été énormes ces dernières années. Généralement, les patientes qui peuvent en profiter subissent beaucoup moins d’effets secondaires qu’avec les chimios classiques.

– La dernière, et pas des moindres, c’est que si on vous la propose malgré toutes les misères qu’elle est susceptible de provoquer, c’est bien parce que la fameuse balance bénéfices-risques, si l’on en croit l’INCa, penche du côté positif à moyen et long terme. Votre ennemi, c’est le cancer, pas les traitements. Ce qui ne signifie pas que ces derniers soient inoffensifs. Ces remarques étant faites, rien ne vous empêche de vous tranquilliser en étant prête à parer les coups.

1. Vade-mecum chimiesque

À prévoir AVANT la première cure.

Normalement, avant la première cure (comme après la dernière), on doit vous faire un bilan cardiaque. Certaines chimio sont cardio-toxiques. Pour un bon suivi, il est important d’avoir des données sur lesquelles se baser pour évaluer l’impact de vos traitements sur votre corps et adapter les soins suivants.

– Très appréciable, le patch EMLA (sur ordonnance exclusivement) : il sert à anesthésier la peau qui se situe sur votre chambre implantable et adoucit ainsi l’appréhension du branchement, qui peut parfois être douloureux. À appliquer environ une heure trente avant le début de chaque séance de chimiothérapie.

– Normalement, votre onco vous aura prescrit des bains de bouche pour prévenir et soulager aphtes et mucites. N’attendez pas que ces bobos se manifestent pour les effectuer.

– Pour les éventuelles nausées : normalement, on vous prescrira des médicaments antiémétiques (du type Emend, Zofrène au moment de la cure et  Vogalène, Desmopar… à prendre à la demande ensuite). Vous pouvez également tenter les petits bracelets mal du transport, en vente libre dans les pharmacies (l’Emend ne vous sera prescrit que pour trois jours ; pensez à demander un complément d’anti-vomitifs pour le cas où vos nausées persisteraient plus longtemps)

– Prévoyez au moins un antalgique assez puissant (Patch de morphine, opioïde, codéine…) : quand les douleurs débarquent, elles n’ont pas toujours le bon goût de respecter la trêve des week-ends et jours fériés !

– Pensez à soigner vos ongles (crème, onguent nourrissant) et à les protéger. N’attendez pas qu’ils jaunissent, se fendillent, se cassent, se décollent et tombent. Attention ! On pense toujours à nous mettre en garde contre Taxotère sur ce sujet, mais on incrimine peu FEC100. Ne vous fiez pas à ce dernier, il peut provoquer aussi des dégâts sur vos griffes ! ET continuez à les bichonner de la sorte au moins trois mois après la dernière cure chimio.

– Faites un petit tour chez votre dentiste avant de démarrer les cures : toutes les caries doivent être soignées et un détartrage minutieux est recommandé car en cours de traitement, les soins dentaires sont délicats à administrer en raison de la fragilité de nos défenses immunitaires. De plus, certaines chimios entraînent une raréfaction de la salive (indispensable à la bonne hygiène buccale), ce qui doit vous faire redoubler de précautions et de vigilance. Achetez un dentifrice doux et des brosses à dent souples.

– Pensez à adapter votre alimentation deux jours avant la cure. Les perfs contiennent très souvent de la cortisone qui provoque parfois une forte constipation : hémorroïdes, fissures anales guettent au coin du bois si vous n’êtes pas vigilante ! Pensez donc : pruneaux, fruits, légumes verts, fibres, etc. Munissez-vous de Forlax ou équivalent pour être sûre de pouvoir agir rapidement si le régime se révélait insuffisant

– Équipez-vous de crèmes lavantes douces. Il faudra éviter, de manière générale, tout produit agressif avec la peau. La sécheresse cutanée est un grand classique durant les cures. Pensez également aux huiles, aux crèmes hydratantes (bien sûr, les plus naturelles possible !).

– Vous pouvez également vous faire prescrire des substituts de repas pour deux jours. Il arrivera peut-être que la nourriture, passagèrement, ne soit plus votre copine du tout. À défaut d’agapes réjouissantes, ces petites bouteilles achetées en pharmacie (assez bien remboursées quand elles sont prescrites) sont parfois les bienvenues pour fournir à votre organisme le carburant qui lui est indispensable.

– Pensez à boire avant, pendant et après la cure. Évitez les eaux trop salées : certaines chimios induisent de la rétention d’eau.

2. Petits et gros bobos : trucs et astuces

Le mieux, concernant ce musée des petites et grandes horreurs chimio-induites, c’est encore de ne le consulter qu’à la carte, en fonction des besoins, selon le souci qui vous préoccupe. Si vous préférez la lecture cursive, ne perdez pas de vue une seconde :

1° Que quand vous prenez n’importe quel médicament, la notice qui l’accompagne répertorie tous les effets secondaires indésirables qu’il peut potentiellement générer. Ce qui ne signifie en aucun cas que vous les cumulerez tous ! Bah là, c’est pareil !

2° Que justement, ce n’est pas une notice de labo, donc qu’elle n’est pas forcément complète. J’ai répertorié ici les douceurs que j’ai personnellement dégustées au cours de ces dix dernières années. J’ai préféré faire comme dans ma cuisine avec mes convives : ne servir que les plats que j’ai moi-même goûtés au préalable. La liste n’est malheureusement pas exhaustive, mais sachez quand même que j’étais fichée comme une vraie cancre, ce qui est loin d’être la majorité des élèves de notre classe.

3° Que les parades proposées ne sont pas les seules envisageables, juste celles que j’ai testées ou qui m’ont été proposées par mes divers Docs. Le vôtre en a peut-être d’autres dans son chapeau!

Maintenant, si tout ça est clair, allons-y pour ce patibulaire inventaire à la Prévert :

La fatigue

Selon une étude réalisée par l’IFOP en mai-juillet 2009 auprès de 250 médecins, 109 infirmières et 300 patients, 77 % des personnes soignées par chimiothérapie pour un cancer fréquent (sein, poumon, colorectal ou hémopathie non myéloïde) se plaignent de souffrir ou d’avoir souffert de fatigue. Dans la kyrielle d’effets secondaires chimio-induits, la fatigue remporte la queue du Mickey (loin devant les nausées ou les douleurs !).

« Lorsque le cancer était un combat immédiat contre la mort, les problèmes de qualité de vie passaient au second plan », relève le Pr Zelek (pour qui cette fatigue ressemble à un trekking à 4 000 mètres). « Le dialogue entre médecin et patient était fataliste, la fatigue était considérée comme inhérente à la maladie et au traitement ». Aujourd’hui, il y a une meilleure prise de conscience du phénomène mais « il y a encore du travail à faire pour améliorer la prise en charge de la fatigue » pour laquelle, reconnaît-il, « on n’a pas encore de solution pleinement satisfaisante ».

La fatigue est un phénomène complexe. L’anémie, conséquence de la maladie et de son traitement, peut être traitée avec de l’érythropoïétine (EPO), mais la fatigue est aussi liée au stress, à la perte du travail, aux difficultés de vie, à des facteurs psychologiques…

Selon Pascale Dielenseger, présidente de l’Association Française des Infirmiers en Cancérologie (AFIC), « il n’y a pas de molécule miracle anti-fatigue chronique, mais on peut agir, par l’approche nutritionnelle, la relaxation, l’aide psychologique, la gymnastique, voire les arts martiaux, qui s’adaptent à la condition de chacun. »

Stomatite chimio-induite, mucites, aphtes

La stomatite résulte « de l’effet anti-mitotique non spécifique sur des cellules se multipliant sans arrêt ». La réduction du renouvellement cellulaire buccal aboutit à une atrophie locale et à des ulcérations. Le siège de ces ulcérations est le plus souvent l’intérieur de la joue, le palais, les lèvres, la face ventrale de la langue et le plancher buccal. Ces ulcérations sont très douloureuses et empêchent parfois l’alimentation.

Les mucites sont des inflammations d’une muqueuse. Veillez à ne pas consommer d’aliments qui viendraient aggraver la situation : pendant les périodes de crise, évitez par exemple les fruits, les jus de fruits, la vinaigrette, la sauce tomate, la moutarde, les plats épicés. Les aliments acides et agressifs en général.

Soyez vigilantes avec la croûte de pain, les biscottes, tout ce qui est dur ou susceptible de provoquer des micro-coupures.

Résistez au sucré, qui favorise la prolifération de petites bestioles dont vous n’avez absolument pas besoin.

Petit truc, communiqué par Brindeau, infirmière, Impatiente et crabahuteuse, pour la stomatite :

« Un de mes amis cancéro m’avait conseillé d’apporter des glaçons et de les sucer un peu avant, pendant et un peu après la perfusion des produits à risque, comme on le fait avec le casque et les moufles. Je n’ai jamais eu de problèmes de muqueuse buccale malgré toutes les chimios. Je n’avais même pas besoin des bains de bouche. »

Petits trucs pour les aphtes :

– Lorsque l’aphte est installé, certains patients recommandent l’utilisation de l’homéopathie pour favoriser la cicatrisation. Parlez-en à votre médecin si vous en ressentez le besoin.

– Lors des périodes très douloureuses, laisser un glaçon fondre sur la langue soulage momentanément.

Urgo a sorti un gel aphtes qui installe un film transparent sur les lésions buccales et les protège ainsi des agressions à répétition.

– Si besoin, des bains de bouche à la morphine pourront être proposés : ils sont très efficaces localement et entraînent relativement peu d’effets secondaires.

Si vous y êtes sujettes, ces misères débarquent généralement cinq à sept jours après la chimiothérapie.

Les médicaments les plus souvent incriminés sont le 5-FU, le Méthotrexate et la Doxorubicine.

Une bonne hygiène dentaire est indispensable. Utilisez un dentifrice doux. Brosser vous les dents souvent (systématiquement après avoir mangé).

Des bains de bouche vous seront généralement prescrits dès la première chimio. Si vous vous rendez compte que le breuvage que vous a prescrit votre onco est trop désagréable au goût, demandez-lui s’il voit un inconvénient à vous prescrire cette recette (d’un de ses collègues de Paul Strauss à Strasbourg), relativement supportable d’un point de vue gustatif :

– borate de Na 12,0 g ;

– bicarbonate de Na 6,0 g ;

– salicylate de Na 0,5 g ;

– alcool de menthe 10,0 g ;

– eucalyptol 0,4 g ;

– essence de pin 0,2 g ;

– glycérine 80,0 g ;

– eau distillée QSP 500 ml

1 cuillère à soupe dans un verre d’eau tiède quatre à six fois par jour.

Les nausées, les vomissements

Certains produits sont plus toxiques de ce côté-là (FEC100), d’autres moins (Taxotère), mais là encore, chacune va réagir de manière différente. Normalement, on vous prescrira de l’Emend ou du Zofrène, à prendre avant la cure, puis encore pendant deux jours après.

On les appelle médicaments antiémétiques.

Si les nausées ou les vomissements surviennent, cela se produit souvent d’une à trois heures après avoir reçu la chimiothérapie et pendant deux à quatre jours après le traitement. Différents médicaments fonctionnent pour différentes personnes. Si un médicament antiémétique ne fonctionne pas pour vous, continuez de travailler avec votre équipe de soins afin de trouver un ou des médicaments qui vous aideront à vous sentir mieux.

Il est important de respecter le timing de leur prise tel que prescrit car il est beaucoup plus facile de prévenir les nausées que de les traiter quand elles sont installées. Ils peuvent avoir des effets secondaires (somnolences, fatigue généralisée, problèmes de concentration) mais sont généralement plus faciles à supporter que nausées et vomissements.

Parfois, il arrive que le simple fait d’aborder la cure suivante déclenche des épisodes nauséeux. Les nausées d’anticipation sont des phénomènes connus. C’est un petit message subliminal que nous envoie notre cerveau pour nous prévenir qu’un évènement désagréable déjà éprouvé par le passé repointe le bout de son nez. Cela peut arriver si la cure précédente a été éprouvante. Les antiémétiques prescrits peuvent vous aider à éviter ces épisodes, mais vu la source du malaise, un anxiolytique peut également être utile.

Les exercices de relaxation, de visualisation positive peuvent vous filer un petit coup de main

Les petits conseils donnés dans la rubrique suivante (perte d’appétit, de goût, d’odorat) concernant l’alimentation sont également valables pour ces moments si pénibles.

Perte d’appétit, modification du goût, de l’odorat

Pour de multiples raisons (problèmes digestifs, mucite, aphtes, nausées, vomissements, déprime, perte de goût, hypersensibilité olfactive), le simple fait de manger peut devenir une épreuve quotidienne en cours de chimio.

C’est souvent passager. Inutile donc de forcer un patient qui ne connaît cette inappétence que sur quelques jours. Cependant, il faut rester vigilant sur son poids, sur la qualité nutritive de son alimentation, pour pouvoir affronter les traitements sur le long cours.

Si ces épisodes s’installent dans la durée, essayez :

– si vous en avez la possibilité, de faire faire la cuisine par une tierce personne ; cela vous éloigne des odeurs de cuisson, parfois insupportables durant cette période

– de manger par petites quantités ; des petits encas qui vous font plaisir et fréquemment

– de manger des aliments qui sont riches en protéines et en calories (pour la ligne, on verra plus tard)

– d’avoir casse-croûte et barre chocolatée toujours à portée de main ; parfois, la faim passe mais la fatigue vous visse si bien au fond du lit que se lever pour une fringale passagère n’est même plus envisagé.

– de manger froid ; les odeurs de cuisine peuvent devenir renversantes (poisson, chou-fleur…) et vous couper l’appétit radicalement

– de boire des liquides plutôt en dehors des repas pour ne pas arriver à satiété tout de suite

– si vous en êtes capable, de faire un peu d’exercice physique avant les repas afin de vous ouvrir l’appétit

Douleurs articulaires, musculaires, osseuses

Peuvent apparaître :

– crampes

– sensations de muscles tendus, soudain trop courts pour votre carcasse

– douleurs thoraciques intenses, oppressantes

– douleurs articulaires

– douleurs osseuses aiguës, sporadiques, très déconcertantes

Il existe toute une palette d’antalgiques des plus légers aux plus costauds pour nous soulager en cours de chimio et après (ces symptômes peuvent perdurer plusieurs mois après la chimio) ainsi que pendant l’hormonothérapie.

Pour celles qui les supporteront, les bains chauds, les plaques de gel chauffantes peuvent soulager le temps d’une grosse crise.

Sollicitez votre entourage pour les massages doux, qui eux aussi, sont les bienvenus à certains moments difficiles. Cela donnera également l’occasion à ceux qui vous aiment et qui se sentent si souvent démunis devant nos souffrances de se sentir utiles.

Pensez à vous faire violence pour pratiquer, selon votre forme, entre vingt minutes et une demi-heure de marche quotidienne. La fonte musculaire est notre ennemie et il faut la limiter au maximum. Mais attention, beaucoup de chimios sont cardio-toxiques, donc pas de folies ! Des efforts doux et réguliers seuls sont nécessaires.

Reflux gastriques, constipation, hémorroïdes et autres joyeusetés de tuyauterie

Les reflux gastriques, s’ils apparaissent, doivent être compensés par médication si le souci est récurrent. Le jour J, ne vous rendez pas à une cure de chimiothérapie l’estomac vide. Le jeûne est parfois recommandé avant, après (selon les sources et diverses études)

Constipation / crise hémorroïdaire / fissure anale

Souvent, pour prévenir les douleurs et les allergies, il est injecté en même temps que la chimio une bonne dose de cortisone. Entre autres effets secondaires, celle-ci a une tendance très nette à constiper le patient, et parfois de façon sévère. Ne négligez pas ce petit détail et intégrez le phénomène rapidement dans votre manière d’aborder chaque cure. Si vous n’êtes pas vigilantes, d’autres bobos vous attendent au coin du bois !

Hémorroïdes, les symptômes.

– Démangeaisons ;

– Sortie d’une hémorroïde hors de l’anus (boule de chair parfois dure) ;

– Douleur ;

– Incontinence (perte de selles) ;

– Saignement sans douleur.

Fissures anales, les symptômes.

Une fissure anale est simplement une petite déchirure de la muqueuse (tissu superficiel) de l’anus. Les principales causes sont la constipation et le passage de selles volumineuses et dures.

Le plus souvent, il s’agit d’une douleur pouvant être très importante lors du passage des selles et parfois durant plusieurs heures après. De plus, il peut y avoir présence de sang sur la selle, sur le papier ou dans l’eau de la cuvette. Ces saignements surviennent habituellement au passage des selles.

A. Privilégiez tous les aliments qui vous aideront à aller à la selle (augmentez votre consommation de fibres alimentaires et ce, avant la cure (au moins deux jours) et pendant les quatre/cinq jours qui suivent : pains et céréales de blé entier, fruits frais (sauf les bananes), légumes (sauf les pommes de terre), fruits secs (pruneaux, abricots), légumineuses. Évitez les aliments qui constipent (riz, féculents…). Pensez aussi à boire régulièrement.

B. Mettez un petit banc dans vos toilettes sur lequel vous pourrez surélever vos pieds. La position naturelle que l’humain adopte pour déféquer (nous l’avons oublié en Occident), est la station accroupie. Essayez de vous en rapprocher.

C. Si la crise hémorroïdaire débarque malgré tout, ne laissez pas traîner les choses et parlez-en à votre médecin : il vous prescrira ce qu’il faut pour favoriser le ramollissement des selles et la régularisation du transit, et veillera également à vous fournir antalgiques et topiques locaux.

Mettez tout en œuvre pour ne pas en arriver à la fissure anale, très douloureuse, difficile à soigner, particulièrement en période de chimio (mauvaise cicatrisation). Même en période de pleine forme, cette petite blague peut nous amener sur le billard. Vu que côté bistouri, nous avons en général déjà bien donné, mieux vaut prévenir.

Le syndrome mains-pieds-bouche

Le syndrome mains-pieds-bouche est un des effets secondaires des différentes chimios (voir : Stomatite, mucite, aphtes). S’il est trop important, votre oncologue pourra être amené à modifier les doses de votre chimio ou à carrément changer de protocole.

Malheureusement, pour les mains et les pieds, qui s’assèchent, rougissent, cloquent et crevassent parfois, deviennent très sensibles, voire carrément douloureux, il n’y a pas de recette miracle. On peut cependant soulager en hydratant aussi souvent que possible les parties touchées. Le badigeonnage s’impose de toute façon quand les crevasses apparaissent pour favoriser la cicatrisation avec des onguents adaptés.

Portez, si la saison le permet, des chaussures ouvertes au talon (c’est la partie la plus sensible), évitez tout frottement (quand vous avez à faire un peu de marche, mieux vaut une chaussure qui prend bien le pied que des chaussures lâches, qui bien qu’a priori très confortables, vont vite se révéler insupportables en raisons des frottis-frottas répétés). Évitez l’eau trop chaude lors de douches ou de bains.

Votre médecin peut vous prescrire ou vous pouvez vous procurer :

– des analgésiques : antidouleurs obtenus sans ordonnance pouvant être efficaces en vue de soulager l’inconfort ;

– des vitamines : la vitamine B6 peut être utile pour prévenir et traiter le syndrome mains-pieds ;

– des corticostéroïdes : si vous recevez votre chimio-thérapie par perfusion, aux trois ou quatre semaines, votre médecin peut vous prescrire un corticostéroïde afin de traiter votre syndrome mains-pieds.

Une petite astuce : il est parfois difficile de supporter le simple contact des draps, du sol. Lors des positions stationnaires, la sensation de brûlure a tendance à s’accentuer. Mettez une bouteille plastique pleine d’eau au congélateur. Lorsque celle-ci est bien congelée, enroulez-la dans un tissu et faites la rouler sous vos pieds : cela soulage beaucoup et cela ne mange pas de pain ! Les picotements, les fourmillements, les sensations d’échauffement, d’engourdissements, la perte de sensibilité persistent parfois de longs mois après la dernière cure de chimio. C’est ce qu’on appelle les neuropathies périphériques. Là encore, pas grand chose à faire. Seul le temps viendra remédier à ces sensations agaçantes. Certaines neuropathies peuvent devenir chroniques, mais c’est très rare.

La peau pendant et après les traitements

La chimio peut assécher votre peau. Pensez à utiliser une base lavante douce pour limiter les irritations. Il est également conseillé de privilégier les douches rapides et éviter les bains chauds.

Évitez les frottements avec la serviette de toilette par exemple.

De même, protégez votre peau avec un gant lors d’un contact avec des produits détergents (lessive, liquide vaisselle, etc.) et évitez les produits agressifs.

Hydrater souvent : Dexeryl, crème au calendula, crème Thêta, huile d’amande douce, d’onagre, etc.

Certains médicaments de chimiothérapie sont photo-sensibles (Taxotère…). Demandez à votre oncologue si c’est le cas des vôtres. S’il répond par l’affirmative, protégez-vous du soleil tout le temps de la chimio et pendant encore six à douze mois après la fin du traitement (écran total, chapeau, vêtements couvrants sont de rigueur par temps radieux).

Yeux secs, pleureurs, écoulement nasal

En cours ou en fin de chimio, il arrive que les yeux se transforment en véritable fontaine ou au contraire, qu’ils soient secs et douloureux. La goutte au nez, super sexy, peut également se mêler à la partie. Après le phénomène marie-ouin-ouin, j’ai goûté à l’aridité oculaire. Aucun des deux n’est physiquement insupportable, mais ils participent à un inconfort permanent, parfois invalidant pour certaines activités aussi basiques que la conduite ou la lecture.

Pour les yeux secs

L’application régulière de collyre peut effacer la gêne (voir votre ophtalmo pour obtenir des larmes artificielles types Refresh collyre, Nutrivisc).

Pour l’option fontaine, il existe des pistes !

Quelques explications et combines pour essayer d’écourter cette petite blague, souvent totalement ignorée par nos crabologues (sous prétexte que ce n’est pas à proprement parler une douleur et qu’elle passe avec le temps).

MÉCANISME

Le liquide lacrymal : il est produit en permanence par les glandes lacrymales et se répand de façon uniforme à la surface antérieure de l’œil. En temps normal, il s’écoule par le canal lacrymal jusqu’aux nasales où il est éliminé dans l’air sous forme de gouttelettes microscopiques durant le processus de respiration.

Mais dans certains cas (pathologiques, traitements chimio ou plus généralement émotionnels), la sécrétion lacrymale est trop importante et les voies naturelles sont alors saturées et n’évacuent plus l’excès de sécrétion. Les fosses nasales ne peuvent plus pulvériser le surplus de liquide, il s’écoule du nez et de l’œil finissant sa course sur le visage.

Le larmoiement peut être déclenché par deux mécanismes : une surproduction de larmes ou un blocage du système de drainage. Il arrive que les deux mécanismes se conjuguent. Les larmes sont produites par une multitude de glandes présentes dans les paupières. Le drainage des larmes s’effectue grâce à deux petits trous présents sur le bord de la paupière supérieure et inférieure du côté nasal. Quand l’œil cligne, les larmes sont pompées par de petits tubes qui se déversent dans le sac lacrymal, sous la peau, dans le coin nasal de l’œil. De là, les larmes sont déversées dans la cavité nasale.

Obstruction du canal lacrymal : traitements

À LA MAISON

1° Compresse stérile chaude à appliquer plusieurs fois par jour.

2° Nettoyage à l’eau de bleuet.

3° Masser avec le petit doigt en partant du coin intérieur de l’œil jusqu’au milieu de la joue (suivre la cerne) pendant 2 minutes 3 fois par jours.

4° Il suffit parfois d’une goutte de citron dans l’angle interne de l’œil pour rétablir la situation. Cela pique énormément, mais cela ne dure pas longtemps. Pour les courageuses !

CHEZ L’OSTÉOPATHE

Une ou deux séances d’ostéopathie suffisent parfois. Ça vaut le coup d’essayer.

CHEZ L’HOMÉOPATHE Argentum nitricum 7 ch 3 granules 3 fois par jour (15 minutes avant le repas ou 1 heure après)

CHEZ L’OPHTALMOLOGISTE

1° Une irrigation avec un petit tube permet de voir où se trouve le blocage. Le diagnostic est relativement aisé : après avoir mis une goutte de colorant dans un œil, on demande à la personne de se moucher : normalement, le colorant devrait se retrouver dans le papier mouchoir ; sinon, le conduit lacrymal ne laisse pas passer les larmes.

Le traitement est aussi simple mais parfois désagréable (désagréable, pas douloureux !) : après avoir anesthésié (goutte) le point lacrymal (début du conduit lacrymal) et dilaté le point lacrymal avec un dilatateur, à l’aide d’une toute petite aiguille, dans le coin interne de l’œil, on irrigue de solution saline dans le conduit nasolacrymal afin d’éliminer l’obstruction.

La cavité nasale peut aussi être examinée pour vérifier l’endroit du blocage.

2° Il arrive que des gouttes avec des stéroïdes, des antibiotiques ou une simple pommade ophtalmique à la vitamine A (« Vitamine A dulcis » est remboursée si prescrite mais est en accès libre pour environ 5€ en pharmacie si le délai ophtalmo est longuet) parviennent à soulager les brûlures et endiguer le flot lacrymal. La pommade se pose la nuit, car elle trouble la vision.

3° Si ces premiers gestes ne produisent pas d’effet, en dernier recours, on peut créer chirurgicalement un nouveau canal pour le drainage des larmes dans la cavité nasale (pose de sondes) mais c’est encore une anesthésie et cette intervention n’est pas anodine. Le phénomène étant appelé à s’arrêter en fin de traitement, il est peu recommandé d’y recourir.

4° Petit détail administratif : c’est une consult de plus, un forfait de plus, donc n’oubliez pas de rappeler à votre ophtalmo que cette consultation, ainsi que les éventuelles ordonnances, rentrent dans le cadre de l’ALD (effets secondaires liés à traitement d’affection exonérante).

En attendant les améliorations, pensez à hydrater la peau du visage et à la protéger. Ces écoulements agressent la peau déjà fortement fragilisée par la chimio.

Alopécie (perte des cheveux) et perte du système pileux

Elle n’est pas systématique car elle dépend quasiment entièrement du produit de chimio qui vous est injecté et un peu de votre nature. Votre oncologue vous dira à peu près à quoi vous en tenir et si le port du casque réfrigérant durant les cures peut ralentir l’avancée du désert. Pour les heureuses élues Taxotère, Taxol ou FEC, ne pas nourrir trop d’espoir : en général, la chute des premières poignées de cheveux intervient dans les quinze premiers jours suivant la première cure. Le casque réfrigérant peut parfois reculer les échéances, mais rien de garanti.

Devant cette nouvelle perte, nos réactions sont très différentes : certaines le vivront comme un détail, d’autres comme le pire des effets secondaires. La seule chose que je puisse vous conseiller sur le thème, c’est de vous poser la bonne question : « Mettrez-vous un couvre-chef pour vous protéger, vous, ou pour protéger ceux qui vous entourent ? »

Si c’est pour vous, faites le sans hésiter : si foulard, perruque, chapeau vous aident à vivre ces moments difficiles, s’ils vous rassurent sur votre féminité, vous protègent du froid, des coups de soleil, il n’y a aucune raison de vous en priver. Par contre, si ces outils sont une charge, un inconfort de plus, mal vécu, que vous vous imposez pour ne pas choquer, réfléchissez-y à deux fois : les badauds, vos proches, vos enfants, ne mourront pas après contemplation de votre alopécie vénusienne, et vous, vous aurez à affronter bien assez de misères comme ça sans avoir en plus à charger la mule d’une contrariété quotidienne tout à fait évitable, juste parce que vous voulez ménager la sensibilité d’autrui.

Malheureusement, les chiffres concernant les cas de cancers étant en augmentation constante, nous sommes de plus en plus nombreuses à flâner dans les rues ; alors pour celles qui le vivent bien, assumons notre crâne d’œuf dans notre vie de tous les jours. Il y a trente ans, lorsque je me promenais avec mon oncle atteint de myopathie, tout le monde le regardait comme une bête de foire échappée de sa cage. Aujourd’hui, grâce aux médias, aux centres qui ont fait le choix de s’installer au cœur de la vie citadine, aux associations et aux malades avides de liberté, au téléthon, un myopathe peut désormais faire ses petites courses dans la ville en passant presque inaperçu, comme un consommateur lambda. Le regard des autres s’éduque. Certes, c’est sans doute moins facile pour les précurseurs, mais il en faut pour tracer la route. Dans mon petit village, au début, tout le monde se tordait le cou pour voir la chauve. Après deux ou trois semaines d’adaptation, personne n’en pensait plus rien et chacun(e) me saluait naturellement.

Revenons à des considérations plus pratiques. Plusieurs options vont s’offrir à vous.

1° Vous voulez garder vos cheveux le plus longtemps possible : alors casque réfrigérant pendant la cure, shampoings extrêmement doux et peu fréquents, brossages à minima. Normalement, casque, gants et chaussons réfrigérant (prévention ongles) doivent être posés environ une demi-heure avant le début de la cure et retirés une demi-heure après pour avoir de meilleures chances d’être efficaces (Autant vous le dire tout de suite, peu de centre respecte ces délais !)

2° Vous voulez vous préparer à la chute : rendez-vous chez le coiffeur pour une coupe courte, achat de bandanas, foulards, casquettes, perruque avant la chimio.

3° Vous voulez devancer la chute, ne pas vous déliter petit à petit, retrouver vos cheveux par poignées dans le lit, dans le lavabo, dans la baignoire : une bonne tondeuse, de la mousse à raser, un rasoir affuté, un coiffeur ou une copine complice et en avant la boule à zéro.

4° Vous optez pour la perruque ? Rendez-vous chez un spécialiste avant la perte de vos cheveux, pour que le coiffeur puisse choisir la bonne couleur, la bonne coupe. Certaines boutiques laissent la perruque à l’essai, ce qui est fort appréciable pour l’essayer dans l’intimité, loin des arguments vendeurs. Le prix de remboursement de base sécu pour une perruque est de 125 €, une broutille à côté de ce que peut vous coûter une perruque de qualité. Renseignez-vous auprès de votre mutuelle pour savoir ce qu’elle peut prendre en charge afin de définir un budget à la mesure de votre portefeuille. Vous avez droit à deux perruques remboursées par an.

Précision : le système pileux dans son ensemble est touché par ces médicaments chimiques car ils ont une action cytotoxique sur les cellules à renouvellement rapide. Cils et sourcils résistent généralement plus longtemps que toison pubienne, poils divers et fin duvet que nous possédons sur tout le corps.

Inconvénient : les retrouvailles avec le corps glabre de la petite enfance est une entaille de plus faite à notre image de femme.

Avantage : quelques mois de trêve côté séances dépilatoires, tortures à la cire et factures de débroussaillage ! Et une douceur de peau à faire pâlir toutes vos copines.

NB : les poils pubiens ou de la région anale, sans que vous le sachiez quand tout va bien, servent. Si Si ! Ils limitent les échauffements et les érythèmes. Un talcage à la Bébé Cadum est parfois nécessaire pour ne pas renouer avec ses petites tortures infantiles.

Les ongles sous chimio

Certaines chimios, comme le FEC, Taxol ou Taxotère, abîment les ongles : si rien n’est fait, ils deviennent cassants, se dédoublent et peuvent malheureusement tomber.

Pour essayer d’éviter ce désagrément supplémentaire (handicapant pour la marche ou pour la préhension, selon qu’il s’agisse des pieds ou des mains), quelques pistes :

– hydratez régulièrement mains et pieds avec des pommades nourrissantes (Avibon, pommade au calendula, madécassol, etc.) ;

– aidez-les en les nourrissant aussi de l’intérieur (cure de levure de bière en gélule durant toute la chimio) ;

– évitez l’application de vernis classiques et de dissolvants trop agressifs ;

– vous pouvez demander à porter, durant vos cures, chaussons et gants réfrigérants (attention, tous les centres ne le proposent pas, et parmi ceux qui le proposent, peu respectent, pour cause de course contre la montre, le timing nécessaire : ils doivent normalement être posés une demi-heure avant et après le branchement) ; c’est une technique assez pénible à supporter. À voir selon le courage de chacune !

Si votre chimiothérapie est à base de Taxotère (photosensibilisant), il est recommandé de protéger les ongles de vos pieds et de vos mains. Pour cela l’utilisation de trois vernis est conseillée, les deux premières posées sur deux couches (mains et pieds) et la dernière en une seule couche :

• Un vernis de base silicium de La Roche-Posay : Pastel Care 01 Transparent Mat

• Un vernis foncé qui isole l’ongle de la lumière du jour et évite ainsi qu’il se fragilise, vous pouvez utiliser les vernis foncés de la ligne La Roche-Posay : Silicium Color

Care

• Un vernis pour protéger l’ensemble des vernis et éviter qu’il s’écaille Silicium Pro Top Coat de La Roche-Posay … ou, plus simple, pour celles qui ne veulent pas y passer trop de temps : il existe également un vernis de chez Evolife, Evonail , facile et très rapide à appliquer. Badigeonner tous les ongles deux fois par jour.

Ces techniques ne sont que préventives et n’ont pas reçu de validation scientifique. Elles sont cependant recommandées dans bons nombres de centres, pendant la chimio et pendant les trois mois qui lui succèdent. Malheureusement, les tarifs de ces vernis sont souvent exorbitants (ramenés au litre, c’est même assez scandaleux)

N. B. : pour toutes les autres chimiothérapies les vernis Silicium Pastel Care riches en silice, de La Roche-Posay sont adaptés durant les traitements, pour protéger les ongles et éviter qu’ils se fragilisent.

N’oubliez pas non plus de protéger vos mains (gants pour la vaisselle) et essuyez les soigneusement après chaque trempette.

Pensez à n’utiliser que du dissolvant doux, sans acétone.

Si malgré cela, vos ongles se décollent, jaunissent, gondolent, plongez-les une fois par jour pendant une minute dans du Dakin bien dilué (c’est trop agressif à l’état pur) afin d’éviter infections et champignons, de sécher au sèche-cheveux et coupez-les court (pour éviter les accrochages douloureux).

Enfin, si vous les perdez malgré tous ces soins préventifs, pas de panique : ils repousseront au même titre que votre crinière.

Article suivant : La radiothérapie

Partagez

  • Facebook
  • Twitter
  • Delicious
  • LinkedIn
  • StumbleUpon
  • Add to favorites
  • Email
  • RSS

  7 comments for “La chimiothérapie

  1. Adam lydie
    décembre 16, 2013 at 19 h 38 min

    Bonjour je vous ai « trouvé » grâce à votre article dans Maxi, et je me suis retrouvée dans vos commentaires. J’adore votre facilité de narration. On se sent à l’aise .. Je continue ma lecture et à bientôt.

  2. DELTOUR MARIE
    juin 19, 2014 at 10 h 34 min

    BONJOUR
    J ai apprécié votre article qui est tres bien presente
    je suis sous chimio ma 2e cure se fera le 30juin et je me retrouve dans les symptomes decrits
    l aloe vera m aide enormement et depuis ce matin je commence a perdre mes cheveux mais ma perruque m attend pour moi surtout le regard des autres aussi
    Passez une tres bonne journée

  3. Maya
    juillet 3, 2014 at 16 h 04 min

    Merci pour ce blog… J’ai fait 6 cures de chimio (4 Fec et 2 taxotere) ma prochaine est demain. Les oncologues parlent rarement des effets secondaires de la cortisone. Les fissures et hémorroïdes sont atroces et se rajoutent aux autres douleurs, (physiques et morales) je confirme. Question effets secondaires, j’ai également des tâches brunes qui apparaissent sur la paume des mains et la plante des pieds, et d’autres zones non exposées au soleil. J’espère que ça partira par la suite ou que cela pourra être traité par un dermatologue. Outre la fatigue physique, des difficultés à se concentrer, à trouver ses mots… J’espère que ça disparaîtra assez rapidement. Je regrette par ailleurs le business autour des malades du cancer. Les bandeaux, bonnets et maquillages spécial sourcils…. vendus en magasin spécialisé sont outrageusement chers. Je pense que les vendeurs se font bcp d’argent sur notre dos….Bon courage à toutes

  4. mars 31, 2016 at 23 h 51 min

    J ai un cancer du sein qu’on vient de me diagnostiquer et demain j’entame ma 3eme chimio et franchement je ressens les même symthomes.merci et bon courage

    • Cricri
      mai 16, 2016 at 12 h 00 min

      Bonjour
      Est ce que dans vos symptomes vous avez des douleurs aux articulations et au dos? Bon courage

      • admin
        mai 16, 2016 at 17 h 08 min

        Bonjour Cricri,
        Oui, Sous chimio, ces deux maux sont fréquents.Les douleurs articulaires peuvent persister si votre traitement est prolongé par l’hormonothérapie. Le mal de dos devrait passer en fin de cures. Si il persiste au-delà, n’omettez pas d’en parler à votre oncologue.
        Bon courage

  5. michele
    mai 23, 2016 at 14 h 03 min

    Je ne suis pas une adepte des forums mais j’aimerai vous faire part de mon expérience. les dernières chimios m’ont provoquées de terribles douleurs et J’ai trouvé confort et réconfort dans un Hamac. Le fait de se retrouver en apesanteur soulage les tensions et assure une vraie détente pour une sieste voire une bonne nuit de sommeil. Bon courage

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *