Cancer et génétique

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Il existe des cas de transmission, de génération en génération, d’anomalies génétiques, qui exposent à un grand risque de cancer du sein chez la femme, mais chez l’homme aussi (beaucoup plus rare). Une femme sur vingt atteintes d’un cancer du sein a un cancer lié à des mutations génétiques. Les gènes généralement incriminés sont les gènes BRCA1 et BRCA2. Une femme porteuse de l’un de ces gènes a une forte probabilité de développer un cancer du sein au cours de sa vie (de 50 à 85 %).

Le dépistage de ces anomalies n’est pas systématique, mais il est fort probable que l’on vous en propose une :

– si vous êtes jeune (moins de 40 ans) ;

– si plusieurs personnes dans votre famille (côté paternel et/ou maternel, premier ou second degré) ont été touchées par un cancer du sein ou un cancer des ovaires ;

– si un homme de votre famille a eu un cancer du sein (la gent masculine est peu concernée par cette pathologie – 1% des K nénesques – mais si l’un des vôtres a été touché, cela augmente sensiblement les suspicions de transmission d’anomalies génétiques).

– si vous êtes atteinte d’un cancer de type histologique médullaire.

Dans l’éventualité où vous rassemblez plusieurs de ces critères et que personne ne vous parle de recherche géné- tique, posez des questions et demandez des explications.

Cette démarche demande beaucoup de réflexion et peut nécessiter un soutien psychologique, car à vos angoisses personnelles peuvent venir s’ajouter celles, lourdes, des conséquences que peuvent avoir d’éventuels résultats positifs pour vos proches.

Le test est simple (prélèvement salivaire et sanguin), mais les résultats peuvent se faire attendre longtemps (entre trois mois à un an, voire plus. Ceci dit, il existe des parades, malheureusement payantes, pour accélérer le processus. Consulter le billet de Manuela à ce sujet). De plus, sachez que dans l’état actuel des connaissances, si ces derniers ne sont pas positifs, cela ne signifie pas forcément que vous n’êtes porteur d’aucun gène trouble-fête. Ils ne sont pas encore tous identifiés. En cas de résultat positif, on vous parlera de prévention et c’est là que les choix qui vont s’ouvrir à vous, selon votre situation personnelle, peuvent devenir cornéliens : si vous êtes porteuse, on vous soufflera dans les oreilles que l’ablation des ovaires fait diminuer votre risque d’être touchée par le K d’environ 40 % et que la mastectomie prophylactique (préventive) bilatérale fait chuter ce risque de 92 % (!). Avant toute décision si vous vous retrouvez un jour dans ce cas de figure, lisez au moins ça : L’effet Angelina Joly

Attention : Si vous êtes ou avez été touchée par le cancer du sein vous-même, l’ablation reste préventive pour le sein indemne, mais ne supprime pas le risque de récidive du premier.

Aucune solution, bien entendu, ne vous sera imposée. Vu la complexité et la difficulté des décisions à prendre, chacune, selon son ressenti, fera les choix qui lui coûteront le moins.

Si vous souhaitez creuser le sujet, voici deux sites de référence :

http://www.brca.fr/

 http://brca.medicalistes.org/

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