Radiosensibilité : signes d’alerte et solutions

ça chauffeLa plupart du temps, fort heureusement, la radiothérapie se déroule sans trop de bobos : quelques échauffements, rougeurs, démangeaisons, peuvent apparaître et souvent seulement en fin de traitement.

Il arrive cependant que cela se complique un peu si la patiente se révèle être radiosensible. Point n’est besoin de psychoter, mais il est utile de savoir reconnaître les signes qui doivent vous mettre en alerte. Je vous joins ici les conseils de Petitechose et de VéribodeImpatientes, qui ont malheureusement connu les déboires de ces réactions cutanées aiguës :

Témoignage de PetiteChose (Impatiente)

Mes petits trucs :

– dès la première séance, s’il y a une impression de grésillement dans le sein, on ne se dit pas « c’est psy, c’est moi » on se dit : «oups, il se pourrait que je sois radiosensible » (très rare) ;

– si réaction coup de soleil au bout de 5 séances, on commence à en parler sérieusement à l’oncologue (ça peut être mauvais signe) ;

– si la fatigue s’installe, si on perd du poids, on demande avec insistance une prise de sang et au besoin, on fait grève pendant une semaine. J’ai eu la grande chance d’être suivie par un super onco (qui a envoyé paître les idées reçues sur le psychotage des cancéreux) et des opératrices attentives.

Pour la peau (lucite radique : brûlures, boutons et démangeaisons) :

– on se coupe les ongles (courts, très courts) car on se gratte la nuit (ou on dort avec des gants) ;

– se laver avec Xémose Syndet (Uriage) nettoyant doux, peaux très sèches, peaux tendance atopique (très important, ce qui me soulageait le plus) ;

– pommade calendula, Lab. Boiron le soir au coucher (tant pis pour le linge, c’est gras) ;

– Exiger même si il n’y a que de petites brûlures sèches Hydrosorb 10×10 pansement hydrocellulaire en gel (peu connu, cher, remboursé, à commander dans les pharmacies) des Lab. Hartmann.

On peut porter ce pansement avant d’aller à la séance, il n’y a pas de problème. Le pansement « mange » la chaleur, évite les frottements et permet de garder un soutien-gorge car il absorbe les chocs, les serrements, etc.). J’ai porté ce pansement jusqu’à mi-août et ma dermato m’a assuré que je n’aurais aucune marque (un vrai miracle, car c’était très vilain). Il y a des pommades à la cortisone mais je ne peux en parler (je n’ai pas droit à la cortisone).

Pour les atteintes générales (mon cas), c’est rare mais ça arrive :

– insister sur le fait que ce n’est pas psy, mais purement physique, car on culpabilise, on se prend pour une chochotte, on se secoue, mais on va mal et cela peut devenir sérieux ;

– Manger de la viande rouge (oui, je sais c’est un gros mot pour le cancer du sein mais il faut tenir et les réserves fondent avec l’hyperpigmentation et l’inflammation) ;

– Homéopathie (j’étais mieux en 2 jours) : Apis mellifica 9 ch, radium 9 ch, Arsenicum Album 9 ch : 5 granules de chaque 3 fois par jour.

Pour les petits malaises (réels et pas dans nos têtes…), avoir des gâteaux secs en permanence et des bonbons à la menthe, personnellement, je mangeais un peu juste avant la séance et buvais un café. J’évitais ainsi la nausée, les maux de tête et le vrai malaise. Je n’ai pas de solution pour la fatigue, ni pour la fatigue causée par le fait de se nourrir (mon mari me faisait m’étendre la dernière bouchée avalée car je devenais livide), j’ai fractionné, j’ai chargé en chocolat mais vraiment rien à faire sauf s’allonger…

Témoignage de Véribode (Impatiente)

RADIOTHÉRAPIE ET BRULÛRES

Voilà maintenant 2 semaines que la radiothérapie sur la zone mastectomisée est terminée. 20 séances sur 25 ont été réalisées avec un bolus (sorte de plaque posée sur la zone irradiée qui permet d’optimiser le traitement en surface de la peau). Résultat : j’étais complètement brûlée, avec des zones désépidermisées et suintantes. Ne pouvant entamer aucun traitement local tant que les séances n’étaient pas terminées, j’ai dû me contenter d’éosine aqueuse pour assécher les lésions suintantes et Dexeryl sur le reste pour maintenir une certaine hydratation.

Maintenant que la radiothérapie est terminée, je m’en suis remise aux petites mains de ma bonne fée, infirmière stomathérapeute (spécialisée entre autres dans la cicatrisation dirigée). Le résultat a été spectaculaire. Dans un premier temps, poudre Orahésive® sur les lésions suintantes et mise en place d’un pansement à base de plaques hydro-cellulaires qui recouvre l’ensemble de la zone irradiée (dispositif à laisser en place 4 à 5 jours). Au retrait, miracle, les zones à vif ont disparu. Deuxième étape, favoriser la détersion (élimination de la pellicule de peau sèche) par la mise en place de plaque d’hydrogel (Hydrosorb comfort des Laboratoires Hartmann) sur toute la zone. Ce pansement est à laisser en place 7 jours maximum et à renouveler jusqu’à complète détersion.

N. B. : pensez à vous faire prescrire les dispositifs sur des ordonnances pour affection longue durée.

 

Partagez

  • Facebook
  • Twitter
  • Delicious
  • LinkedIn
  • StumbleUpon
  • Add to favorites
  • Email
  • RSS

  1 comment for “Radiosensibilité : signes d’alerte et solutions

  1. VIVIEN
    janvier 1, 2014 at 15 h 12 min

    Bonjour, je vous lis avec un grand intérêt après avoir déposé un commentaire sur votre ancien blog sur les remèdes pour les yeux larmoyants.
    Merci pour les conseils judicieux à suivre pendant la radiothérapie.
    Les médecins ne nous informent pas assez sur les inconvénients qu’elle génère.
    Je conserve précieusement l’adresse de votre site.
    Meilleurs voeux et bien cordialement,

    Michèle

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *