Parler cancer à ses enfants

anatoleUn post spéciale dédicace à Valoubilou et ses choupinous

Nicole Landry-Dattée, psychanaliste à l’unité Gustave Roussy et le Dr M.F Delaigue-Cosset, médecin anesthésiste dans le même établissement, animent depuis dix ans des groupes de soutien aux enfants de parents atteints de cancer. Selon elles, les grands pièges à éviter en tant que parents sont les suivants:

- Le silence, qui intensifie le désarroi (« mettre des mots sur la souffrance permet de passer de l’émotion à la pensée, ce qui soulage en grande partie votre propre anxiété »)

- Le mensonge : « Vos enfants se construisent sur l’entière confiance qu’ils ont en vous et si ils viennent à la perdre, l’image idéale qu’ils se font de vous s’effondre et il sera difficile de la reconstruire »

- Le chantage à la guérison  ou les phrases malheureuses de ce genre :« si tu travailles bien, si tu es sage, si tu prie …maman va guérir » , « tu m’épuises », « tu vas me tuer »… Elles sont inutiles et terriblement culpabilisantes.

- Interdire aux enfants de venir à l’hôpital : la réalité, le concret, les choses tangibles les rassurent.

- Laisser les enfants investir le rôle du parent malade ou pire, le leur demander : les demandes d’aide ménagère, de menus services ne doivent pas être plus importants (ni moins) que ce que vous leur demandez habituellement

(Conseils extraits du livret « Confidences aux parents », dans la collection  » une histoire pour expliquer une maladie » aux éditions K’Noë)

Bibliographie sélective de littérature de jeunesse traitant de la maladie grave, de la mort et du deuil

Le cancer, moi et mes deux babous, c’est là : Partition à trois voix

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