Le coming-out d’un cancer « Cosy »

Capture d’écran 2013-11-23 à 10.58.20Ce papier du journal le Monde a fait grincer bien des dents chez les crabahuteux, entre autres Ma , Martine et Catherine sur leurs blogs respectifs (pour ne citer qu’elles), mes copines Impatientes sur le forum dans la catégorie « Cancer : le regard de l’autre « , chez des journalistes et/ou médecins qui s’intéressent à la problématique du cancer en général. En effet, ces derniers ne sont pas tombés dans le panneau classique de la pamoison compassionnelle que la presse à sensation ne va pas manquer de relayer : les malheurs des People est vendeur et comme le silence de D.Bertinotti a privé ces vautours de clichés larmoyants, se pourlécher de son coming-out va rattraper un peu ce que leur tiroir-caisse a loupé pendant la curée.

J’avoue que j’ai vu passé ce papier avec un haussement d’épaule, sans vraiment me pencher sur les déclarations de cette dame. Je pensais stupidement que depuis l’affaire Miterrand, depuis la lutte acharnée de B.Giraudeau pour déciller les yeux des grands sur ce monde parallèle et largement occulté par les médias de masse, on avait avancé un peu. Parler, « un choix de l’intime ». Oui. Je me suis seulement arrêtée sur cette phrase, qui me semble juste. J’ai pensé à ce qu’elle s’était épargnée de dégoulinage d’articles voyeuristes, à ce qu’elle avait épargné à ses proches… Perso, j’ai fait le choix de parler, autour de moi, dans mon boulot, sur la toile, dans un bouquin. C’est mon caractère de militante pitbull. Mais  j’ai la chance aussi de ne pas risquer mon taf en ouvrant le bec, d’avoir un parcours de vie qui fait que le regard d’autrui, quand il est malveillant, me rend généralement plus combative qu’abattue. Ce sont les réactions ulcérées et justifiées de mes acolytes cancéreux qui m’ont redressé la jugeote.

Car effectivement, le courage aurait été de parler avant, pendant et après. D’essuyer les grains pour faire avancer le schmilblick, de profiter de sa tribune de femme publique pour améliorer le sort de ceux qui ont le cancer moins cosy. Je respecte malgré tout sa position. Nous ne sommes pas là pour nous assassiner entre crabahuteux. C’est assez raide comme ça avec ceux qui sont de l’autre côté du miroir. Mais je ne peux me joindre à la ola de salamalecs qui ondule. J’invite juste Madame D.Bertinotti à se mettre vraiment AU TRAVAIL. Perso, je ne pourrai plus parler de APRÈS la maladie sans parler de ma mort (à moins que San Pedro, dans son sas de tri du bon grain de l’ivraie me refile une carte de GhostGrattePoil. Mais ça m’étonnerait. Je n’ai pas été très sage). Il y a bien des sujets sur lesquels il y a du pain sur la planche :

La kermesse d’Octobre Rose

Les hic du dépistage systématique du cancer du sein 

La maltraitance dans le milieu médical

Les liens d’intérêts en matière de politique de santé publique 

La véritable application des plans cancer successifs

La discrimination de nos super potes banquiers et assureurs

Le financement des assos de patients

La vigilance sur les effets délétères des examens médicaux et des médicaments

Le reste à charge pour les cancéreux, l’inégalité effarante des différentes protections du cancéreux…

Une information claire sur les possibilités d’aménagement des postes de travail, tant auprès des patients que des employeurs

La reconnaissance du rôle du médecin généraliste sur le parcours de soin et la réévaluation de sa rémunération sur un suivi d’ALD

Et j’en passe. Tellement !

Oui, il est temps de vraiment se mettre au travail Madame Bertinotti. J’ai quelques sujets de réflexions à vous soumettre ICI  mais la liste est très très loin d’être exhaustive. Essayez au moins de mettre sur le bureau de vos collègues les courriers que je leur envoie auxquels ils ne répondent jamais, trop occupés à pavaner devant les caméras des plateaux téloch, à récupérer des valises très lourdes ou à plancher sur le maintien du cumul de leurs salaires, ça me ferait déjà pas mal ronronner… Le monde des cancéreux est en souffrance Madame La Ministre. Il a besoin d’aide. Si vous ne savez pas trop par quoi commencer, un petit coup de pouce par là serait le bienvenu :  : Enquête sur la bientraitance.

PS : Chers médias, vous voulez  montrer que vous en avez, vous, du cran ? Vous voulez vous y frotter aux tabous absolus? À l’omerta? Aux fails de la politique de santé publique? Ça vous intéresse vraiment les coulisses du pouvoir? De l’industrie liée à la santé? Aux sujets qui fâchent VRAIMENT ? vous avez juste le début de la liste ci-dessus (JDCJDR :roll: ) . Pourtant, le moins que l’on puisse dire, c’est que vous ne profitez pas de l’aubaine de ce coming-out cosy pour ne serait-ce que les effleurer ! Bon, y a deux trois exceptions, hein, faut pas qu’elle pousse trop l’bouchon Mauricette mais pffffffffffffffffffffffffff. Et si vous voulez décrocher le prix Pulitzer ET celui du Quai des Orfèvres, alors là, fastoch : Après l’avoir tendu à Irène Frachon,  refilez  donc le micro à Rachel Campergue au lieu d’ergoter sur le courage ou l’inconséquence de Madame la Ministre.  Un chouïa de culot. Une pincée de journalisme d’investigation. Un temps d’antenne décent ou un espace d’expression où l’intervieweur prend moins de place que l’interviewé. Faites nous vibrer ;-)

Réactions liées au sujet :

De la médecine générale, seulement générale : Le cancer du sein de la ministre un regard de médecin sur les réactions des bloggueuses cancéreuses de la toile

Le blog santé de JD Flaysakier : La ministre et le cancer : quelques propositions pour aider les autres femmes

Rue 89 : Ni digne, ni courageuse , du vécu brut de décoffrage

Slate.fr : Pourquoi Dominique Bertinotti doit faire de son cancer du sein un «instrument politique»

Blog médiapart, article de jmplouchard : Petite (ou grande) colère , C’est la zone

Le Journal des femmes : Pourquoi son cancer ulcère les malades (ndr : euh, c’est pas son cancer qui nous ulcère, c’est ce que Mme Bertinotti en dit dans Le Monde, mais l’article est excellent)

Journal Le Monde : Des femmes malades du cancer troublées par le témoignage de Dominique Bertinotti la parole aux autres cancéreuses (dont impatientes)

Europe1 : Monique Plouchard,  Impatiente

Libération : Sous les tropiques du cancer, texte né sur le forum des Impatientes

FranceTVinfo : Pourquoi D.Bertinotti culpabilise certains malades encore de l’impatiente  ;-)

France Culture : La maladie est-elle devenue un peu moins tabou? Enfin de l’émission qui laisse le micro aux patients

Canal + : Cancer, le témoignage qui fait débat  Allez Anne (ex-impatiente, membre de l’association SeinSermentSolidaire, t’as moins de 3mn chrono en main pour dire ce qu’on n’arriverait pas à résumer en 4 heures de monologue!

Marianne : Cancer : plutôt des actes madame la Ministre . Enfin un édito qui a force de propositions, entièrement mené par une cancéreuse qui a la langue beaucoup plus souple que le bois mais qui n’oublie pas de pointer les véritables cibles avant de faire feu. Une tata flingueuse cortiquée  quoi 8-)

Jim.fr : Le « silence » de Dominique Bertinotti fait jaser.

Arte : émission « 28mn »  intervention de Claude Askolovich environ 28 ème minute de l’émission du vendredi 29/11/2013

 

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  30 comments for “Le coming-out d’un cancer « Cosy »

  1. novembre 23, 2013 at 11 h 19 min

    Et comment! Moi aussi j’aurais des sujets à lui proposer….des vrais…

    • admin
      novembre 23, 2013 at 20 h 55 min

      J’ai rajouté ton billet dans les liens du mien ;-)

      • novembre 27, 2013 at 1 h 08 min

        Effectivement bien des gens ont dû penser que s’il y a les courageuses qui continuent de travailler les autres sont des chochotteset des profiteuses.
        Personnellement j’ai attaqué le combat par une mastectomie en ambulatoire.Opérée de bonne heure ,un beau matin de Juin ,ressortie le soir même…équipée dans tous les sens du terme,j’aurais eu du mal à tenir un poste de travail quelqu’il soit le lendemain ;même avec la meilleure volonté du monde et tout l’amour que j’ai pour mon travail.
        OUI mme le Ministre la parole est importante mais chaque cas est un cas particulier.Merci de considérer que le repos après une intervention n’est pas du luxe .Certaines interventions sont plus lourdes que d’autres ,certains corps plus ébranlés que d’autres ont besoin de récupérer …ce fut mon cas avant d’attaquer la chimio temps pendant lequel nous ne sommes pas toutes à égalités non plus:les navettes du domicile au centre de soins sont parfois longues très longues, la prise en charge parfois plus longues que prévues car les équipes ont à gérer le prévu mais aussi les imprévus et urgence ; chacun dans les services doit trouver sa place .Le respect de l’autre est le quotidien cela fait partie de l’éthique:si l’équipe assure sa présence auprès d’une autre personne c’est que c’était nécessaire .De là naissent parfois des échanges entre patients , entre patients et soignants ou accompagnants des échanges humainement nécessaires:pas de régime particulier est source de richesses
        Les réactions de notre corps au différents traitements ,pour le moins imprévisibles par moments ne sont pas le fait de lâcheté ,de fainéantise si le patient ne peut pas conduire ni retourner dans la foulée au travail.
        Le repos est une NECESSITE,alors mme la ministre vous qui avez vécu du côté « patients » vous comprendrez certainement que les patients ne pouvant pas rentrer chez eux au volant – ce qui serait mettre la vie des autres usagers de la route en danger)et qu’il est nécessaire que les transports soient pris en charge(tram,train,vélo,auto seul(e)ceci étant jouer la carte de la sûreté.Etre »conduit » jusqu’au centre contribue aussi à une sérénité qui favorise une meilleure tolérance aux traitements.:
        Donc mme le Ministre vous qui êtes « des nôtres »merci d’être notre porte-parole auprès des politiques hauts placés afin que :
        • Le droit au transport pour soins ou pour suivi (les entretiens avec les médecins sont épuisants physiquement et moralement ) soit maintenu
        • Que l’information sur la nature des composants du traitement soit donnée à chacun des patients
        • Que les médicaments employés ne soient pas mis sur le marché sans risquer de porter atteinte à la santé des patients
        • Que les aliments à portée de nos petites bourses ne contiennent pas d’éléments poisons
        Ni de perturbateurs hormonaux
        • que les prothèses et autres appareillages soient régulièrement renouvelés
        • que les séances de kiné-post opératoires et cure-thermale soient dispensées en toute équité
        • que la convention AREAS soit obligatoirement et systématiquement expliquée, que les autres assurances soient elles aussi ouvertes aux patients cancéreux
        EN Souhaitant que votre convalescence soit légère et agréable et que vous soyez en pleine pour mener à bien toutes les missions
        .

  2. novembre 23, 2013 at 21 h 13 min

    Merci Hélène pour cette réaction forte et juste, sans la démesure de termes et des opinions que j’ai lu ailleurs sur la toile.
    Merci d’ouvrir les yeux de ceux qui ne sont pas touchés directement, comme moi, mais aussi d’apporter ton expérience, sans détours ni faux-semblants.
    Merci d’être la « veilleuse », celle qui porte la flamme.
    Et si un jour tu souhaites passer le flambeau, je me porterais bien volontaire… Je suis même sûre que nous serions nombreux(ses) à faire de même!

    • admin
      novembre 26, 2013 at 19 h 08 min

      En parlant de « Veilleurs » (SIC), quand Madame D.Bertinotti va lutter âprement (cancéreuse ou pas) pour le « mariage pour tous », oui, là je la trouve courageuse, comme tout ceux qui se sont battus pour que les homosexuels se sentent assez considérés pour oser les premiers « coming-out », pour qu’ils puissent être reconnus comme des citoyens de plein droit… Ironie de l’histoire…

      • fredojeje
        novembre 27, 2013 at 9 h 33 min

        Le 26 nov. 2013 à 08:13, fredojeje a écrit :

        > coucou les belles crabahuteuses,
        > moi ce qui me touche au plus profond c’est que son histoire est touchante mais ça laisse penser que toute cancéreuse en traitement qu’elle fut malgré sa discrétion a eu droit à des rdv arrangés sans attente ,voiture particulière avec chauffeur(nous on appelle ça un VSL), bien sur pas de problème d’aphtes je suppose puisque les repas avec ses collègues nous coûtent une fortune, tous les produits pour hydrater la peau n’a pas été un soucis financier apparemment , son opération a nécessité une seule nuit , elle a dû sortir avec les drains ou bien alors elle a subit une tumeurectomie ce qui explique le pourquoi du comment. Bref je pense que la pub qui passe avec la femme qui va chez le médecin qui lui annonce un cancer deviendra réelle avec ce genre de personne tout comme Rachida Dati qui reprend le boulot 8 jours après son accouchement,pitié nos aînées se sont battues dans la rue pour qu’on ai des droits ,elles doivent avoir honte de ce genre de comportements , pour ma part je ne suis pas ministre donc je me dois de me battre pour mes droits.Mais tout est bataille,marre de ne pas être traitées de la même façon.
        > Des tonnes de bisous à toutes mes copines de galères.

  3. novembre 24, 2013 at 15 h 08 min

    merci d’avoir ajouté mon billet….Il est temps que l’on regarde le c du s autrement qu’en problèmes de pilosité (quand bien même ces probs sont réels) et de féminité qui serait réduite à l’apparence. Ras le bol de la solution unique et fausse du DO! Ras le bol de conseils bienveillants qui ne concernent que nos comportements: faut allaiter les filles, faire du vélo, ne pas manger, ne pas boire…ne pas fumer…rien faire quoi! Et pour le reste « silence radio » alors qu’on peut se poser des questions sur l’impact de décennies de conso de pilule, sur l’impact du bombardement hormonal des PMA etc…etc..Mais cette réflexion là est bien plus compliquée car nos décideurs devraient « décider » ….

  4. Chantal Vogt
    novembre 24, 2013 at 15 h 48 min

    Après les mots d’Hélène , il ne reste à ajouter que peu de choses .
    Ce qui me gêne ?
    *Cette représentation erronnée pour bon nombre de patients que travail et traitements peuvent cohabiter ne serait ce qu’avec un peu de courage et d’abnégation .
    Nous sommes nombreuses , plutôt fonceuses et pas plus douillettes ou capricieuses que d’autres qui n’avons pu que nous arrêter de travailler , que nos professions soient physiques ou non . Les kilomètres, les effets secondaires violents , l’épuisement, la gestion familiale …… étant déjà en soi des combats , parfois à répétition et depuis plusieurs années .
    Ça arrange le péquin moyen de penser que comme Ste Rachida retournée travailler son épisiotomie même pas cicatrisée , les femmes atteintes de cancer du sein peuvent aller bosser, les drains dans le sac à mains, et le sac à vomi dans la poche du tailleur , entre deux chimios ou séances de rayons .
    Même pas peur, même pas mal !! Et surtout la carrière avant tout !
    Moi ça me dérange de me dire que nous sommes notre fonction avant notre personne .
    Quand j’ai eu mes enfants j’ai eu envie , besoin de les contempler et faire leur connaissance le temps habituel, quand je suis tombée malade, j’ai pris le temps nécessaire à mon corps et mon cerveau pour reprendre le chemin là où la maladie l’avait percuté .
    Et surtout comme Hélène , j’ai le cancer militant : ni honte, ni dissimulation ni culpabilité .
    Mme Bertinotti n’a probablement pas cumulé les interminables poireautages en salles d’attente, les galères avec la CPAM, les convocations de son employeur, la peur de voir son contrat de travail non poursuivi, la boule au ventre devant l’enveloppe de son agence bancaire ……. Ou autres douceurs  » multi peine ! Je suis heureuse pour elle .
    *Le raccourci que je trouve stupide : retour de la chevelure = guérison !!
    Comme s’il n’y avait que l’absence de poils comme indicateur de maladie . Cette chauvitude stigmatise la cancéreuse , dérange celui qui nous regarde avec apitoiement ou sympathie …. Mais si la guérison ne se définissait que par ça , ça se saurait ! Et ça n’est pas le cas .
    Croyez nous !!
    Ce qui me gêne c’est que SON discours va être dit et répété pour devenir une vérité  » écrite dans le journal  »
    Moi ma vérité est différente
    Douloureuse
    Excluante
    Isolante
    Terrifiante …….
    Mon cancer est moins glam! Mais j’aimerais aussi qu’on puisse me croire et me respecter .

  5. lemire
    novembre 24, 2013 at 17 h 11 min

    Bonjour Pernelle
    ma réaction a été plus violente que la tienne, tu l’as lue ailleurs
    J’ai eu une réaction de colère et d’indignation. J’ai immédiatement pensé à Rachida Dati qui reprenait le boulot 3 jours après avoir accouché laissant penser que le congé de maternité n’était pas utile.
    J’aurais respecter les choix de femme de Madame Bertinotti, mais c’est une femme publique et une femme politique qui plus est socialiste. En cachant sa maladie elle a encore plus accentué le silence autour de cette maladie. Elle déclare « pour que les employeurs comprennent que la mise en congé longue maladie n’est pas forcément la meilleure des solutions » mais ce n’est pas l’employeur qui décide de mettre une personne en longue maladie, c’est le médecin qui le fait et ce sont surtout les malades qui en ont besoin. J’ai un cancer, je ne pourrais pas aller travailler. D’autres sont dans ce cas-là aussi mais sont obligés d’y aller pour ne pas perdre leur boulot, d’autres sont licencié(e)s car obligé(e)s de s’arrêter. Elle est là la vraie vie, pas dans un ministère où, tant mieux pour elle, elle a pu bénéficier de conditions favorables. Bien sûr son ressenti est le même que le notre, elle a été soignée comme nous mais n’a pas du rencontrer d’oncologue qui avait séché les cours de psycho.
    Quand elle parle de son apparence, nous y sommes confronté(e)s aussi. Nous n’avons pas toutes les mêmes moyens financiers, j’ai calculé qu’entre les séances d’acupuncture (une partie non remboursée), de sophrologie, les médicaments-compléments alimentaires non remboursés, les séances chez la magnétiseuse, les soutien-gorge, les prothèses, la perruque et ce qui va avec, la cosméto spécial cancer (ongles, chute des sourcils….) j’en aurai sur un an pour plus de 2000 euros. Je peux le faire mais combien ne le peuvent pas.
    Moi j’ai choisi d’en parler et de le nommer, j’ai un cancer du sein pas une angine. J’en avais besoin, je n’ai pas une maladie honteuse et je ne demande qu’à être traité comme une personne en bonne santé et ça change un peu le regard des autres sur cette maladie.
    Quant au traitement par les médias de cette annonce c’est vraiment du grand n’importe quoi. J’ai entendu sur France3 que quand ses cheveux auront repoussé, elle sera guérie. ça c’est de la désinformation et c’est grave.
    Elle dit « pouvoir vivre avec sa maladie sera l’un des grands enjeux à venir », et là je lui dis : « chiche » parce que dans la vraie vie c’est très très loin d’être gagné

  6. Lau
    novembre 24, 2013 at 18 h 41 min

    Pour ma part, j’ai trouvé fort choquant le fait pour cette ministre de prôner la poursuite du travail durant ses traitements. Il s’agit certes d’un choix personnel, que certaines anonymes font d’ailleurs. Ce choix est rare car la chimio est un traitement si lourd, si traumatisant ( c’est une destruction programmée de nos cellules, et de notre corps, au fond) qu’il est très difficile d’être en mesure d’y parvenir. Il faut un emploi du temps adapté… et surtout, chaque personne réagit différemment aux traitements: l’une supportera à peu près tel ou tel produit, l’autre en sera malade à en crever, une autre en crèvera d’ailleurs etc…

    Donc je suis en colère qu’une femme publique érige son cas en exemple. Cela ne sert vraiment pas la cause des patients, qui comme moi se disent « Je dois vraiment être un petit slip, ou une feignasse pour avoir dû m’arrêter durant les traitements … »

    S’il y a des sur-hommes ou des sur-femmes dans la salle, qu’ils lèvent le doigt. Moi je n’en suis pas.

  7. Natalie Chabanel
    novembre 24, 2013 at 18 h 50 min

    Alors que toutes les personnes autour de moi disaient:
    « Chapeau-bas Mme la ministre », moi avec mon ressenti différent, je me suis trouvée un peu seule….

    Pouvoir travailler pendant les cures de chimiothérapie reste quand même exceptionnelle!! Cela me gène vraiment qu’on puisse véhiculer cette idée de superwomen….Pendant une période de sa vie si difficile, nous devons, nous les femmes pouvoir prendre soin de nous pour guérir et éviter le risque de récidive et cela passe par l’arrêt de travail pour la plupart ou un aménagement de poste.
    Les femmes ayant un travail précaire perdent leur travail après leur arrêt ou reprennent dans des conditions physiques difficiles.
    Chaque cancer est différent, les traitements chirurgicaux plus ou moins lourds, les protocoles de chimiothérapie souvent très mal supportés avec des effets secondaires indescriptibles !!
    Attention de ne pas faire culpabiliser les femmes qui n’ont pas pu travailler, elles sont d’ailleurs majoritaires et ne sont pas pour autant inférieures!
    Le cancer du sein provoque un véritable tsunami avec des effets secondaires lourds même des mois après l’arrêt des traitements, cet article décrit une situation bien édulcorée..
    Une reprise de travail en douceur est nécessaire pour se remettre dans le bain progressivement et éviter le risque de récidive…Malheureusement, nous n’avons droit qu’à un an de mi-temps thérapeutique dans toute notre vie pour la même pathologie !! Le fameux « plan cancer » serait à revoir ,vite, vite: 1 femme sur 8 est touchée par le cancer du sein ,une femme meurt toutes les 53mn d’un cancer du sein…..
    Alors, Mme Bertinotti vous pouvez maintenent comprendre qu’il est grand temps avancer sur les dossiers énoncés par Hélène, nous le souhaitons toutes…..

    • admin
      novembre 24, 2013 at 18 h 55 min

      Sur la demande d’Anne, des impatientes, je copie/colle le mail qu’elle vient de m’envoyer :
      « Coucou Hélène
      Ta réponse au ministre m’a effectivement assez interpellé! Et j’ai trouvé très courageux cette femme qui voulait en plein travail, rester ministre avant d’être malade. Qu’elle ait ou non souffert de sa chimio, et de ses traitements, ça ne change rien, chacun son combat. Elle tenait a défendre ses idées pour le mariage pour tous et c’était la aussi son combat! On est ministre qu’une fois!
      Que nous ayons souffert plus ou moins qu’elle ne change rien a sa force et a son courage. Au moins elle a parlé de son cancer, et cela ne nous rend pas moins fortes et moins courageuses!
      Bises a toutes
      Anne »

    • admin
      novembre 24, 2013 at 19 h 08 min

      J’ai mis un lien des impatientes (fil cancer du sein : regard de l’autre) sur mon article pour que les lecteurs puissent voir toutes les humeurs, modérées ou pas des femmes qui vivent cette pathologie. Qu’on pense comme Corinne77 ou mdgl, peu importe. Le cancer est vécu différemment, par chacun, par chacune, et c’est bien pour éviter que le modèle « Bertinotti » ne devienne un « label » de référence à distribuer en kit à tous les employeurs de France et de Navarre, à tous les décisionnaires qui peuvent peser sur nos lois, notre système de santé, à tous ceux qui sont « de l’autre côté du miroir », qu’il faut qu’on vous entende.
      Non Corinne77, je n’insulte ni ne condamne Madame Bertinotti. Elle a fait le choix de se taire. Soit. Elle a fait le choix de bosser et c’est sa décision, tout à fait respectable. Elle a bénéficié de privilèges? De passe-droits pour le faire? Tant mieux pour elle. Je n’aurais pas hésité une seconde à zapper la galère habituelle des salles d’attente,des rdv décalés, des résultats d’anapath qu’on attend des semaines entières avant de savoir si le couperet retombera ou non. Le seul souci, c’est qu’elle ne peut effectivement pas parler de ce que l’immense majorité des cancéreux vivent. Si tu doutes encore, regarde juste la date de suspicion de la maladie et la date de prise en charge sur son parcours. Nomme-moi une seule impatiente qui ait bénéficié de ce TGV anti-cancéreux à part celles peut-être qui bénéficient à Paris ou autres grandes villes de France de la journée « diagnostic rapide ».
      On peut difficilement lui reprocher de ne pas parler de ce qu’elle n’a pas vécu. Les vives réactions pleuvent et c’est logique. Les réalités quotidiennes des hautes sphères, même en matière de Cancer, sont si différentes du clampin de base qu’il ne peut qu’y avoir un tole.
      Je voulais dire aussi à ceux qui regardent les cancéreux comme des « héros ordinaires » (un des slogans qui m’a le plus gonflée) ou des « super héros extra-ordinaires » qu’ils se mettent le doigt dans l’oeil. Nous ne sommes pas COURAGEUX, nous sommes juste MALADES. Nous faisons tous avec les moyens du bord, nos stratégies propres et ce que les effets secondaires des traitements nous laissent d’énergie.
      Ce « aller au taf malgré tout », je l’ai vécu au mois de septembre, après une thoracotomie de merde toute fraîche. Je vais le refaire sans doute d’ici peu. Et désolée de casser le mythe, mais je ne l’ai jamais fait, depuis 12 ans, pour les autres mais pour moi : Cela fait des années que je suis privée de vie sociale et professionnelle. Ma tête en avait BESOIN et a traîné la carcasse derrière elle. Non seulement ce n’est pas une démarche courageuse et altruiste. C’est tout l’inverse : j’ai pris, ce faisant, le risque d’être une professionnelle moins performante, une professeur moins disponible, patiente, joviale. J’ai pris le risque d’avoir des malaises au volant tant ma tension était basse. Du courage???? Mais ça, c’est de la survie, rien de plus…
      Bref, Madame Bertinotti fait son coming-out : tant mieux. Cela va au moins avoir le mérite de mettre les projecteurs sur toute la fange que nous sommes obligées d’avaler et démystifier un peu la com officielle des institutions d’état établie durant « Octobre Rose ». Le cancer des bisounours a vécu. J’ai juste envie qu’elle en prenne conscience et qu’au poste privilégié qu’elle occupe, elle puisse désormais agir pour améliorer ce qui peut l’être. Ni plus ni moins.
      Pernelle

  8. petitechose
    novembre 24, 2013 at 20 h 20 min

    Très Chère Hélène
    Chers vous tous, vos commentaires sont édifiants ! pas de ceux qui abondent dans un sens ou dans un autre : ils parlent de la «vérité vraie » de celles et ceux qui traversent cet ouragan nommé « cancer ». À mon tour de m’exprimer sur un point qui m’a vraiment salement chatouillée cette semaine… D’ailleurs, je vais directement m’adresser à Madame le Ministre et aux nombreux journalistes qui ont relayé cette « confession » avec un regard aussi complaisant que vide.

    Madame le Ministre,

    Je ne peux que vous exprimer ma profonde solidarité en tant que « cancéreuse ». En tant qu’électrice et que « personne », je ne peux que vous dire à quel point je suis inquiète par la récupération de vos propos (dois-je vous rappeler que comme nous le disent nos soignants « chaque cancer est différent » ?). Que vous le souhaitiez ou non, vous êtes maintenant un parangon de la « parfaite cancéreuse qui ne la ramène pas, pour qui les traitements ne sont que des petits cachets à avaler sans faire d’histoires et qui ne va certainement pas se laisser abattre par quelques désagréments mineurs ». Et c’est précisément là que je vous attends Madame le Ministre ! Vous ne pouvez en aucun cas devenir le symbole de femmes qui n’ont pas forcément la même énergie (ou plutôt la même chance) que vous. Effectivement, être traitée dans une salle VIP (ne me dites pas que cela est faux sinon je vous indique immédiatement où de telles salles existent !) alors que d’autres se battent pour avoir un taxi conventionné ou une ambulance parce qu’elles ne sont plus en état de prendre les transports en commun. Cela, Madame le Ministre, vous ne le savez pas car vous avez des chauffeurs et que devant un Ministre d’Etat, tout le monde se débrouille pour lui faciliter la vie !

    Je ne nie pas votre souffrance – physique et mentale – mais je m’interroge sur tous les petits « plus » qui rendent la maladie plus vivable. Vos propos (tels qu’ils sont repris) sonnent comme des obligations pour toutes les malheureuses femmes qui n’ont ni femme de ménage, ni secrétaire, ni d’argent (oups = et oui, ça coûte cher d’avoir un cancer et d’avoir une perruque décente !). C’est insupportable d’imaginer à quel point vos propos vont desservir les femmes dans votre situation.

    Madame le Ministre, je suis anéantie quand j’entends sur les ondes de France Inter que finalement, on peut continuer à travailler et à mener des réformes aussi fondamentales que le mariage pour tous (dont je vous remercie infiniment) tout en suivant un traitement car implicitement vous me dites qu’avec une « toute petite radiothérapie » je suis une chochotte ! Non, Madame le Ministre, je ne suis pas une chochotte et comme vous, j’ai continué à travailler, j’ai juste fait du mauvais travail parce que j’étais trop fatiguée pour le faire correctement.
    Implicitement, vous dites à nos employeurs, que c’est normal de continuer de travailler alors que, pour la plupart des mortels suivre un traitement est éprouvant, faire le ménage, les courses et sourire aux proches est une bataille de chaque instant !

    Je suis abasourdie en me disant que vous n’avez pas mesuré la portée de votre révélation et de ses conséquences. Vous venez juste de donner raison à ceux qui pensent que nous sommes des êtres sans volonté, fainéants et assistés. Vous donnez raison à ceux qui pensent qu’un cancer est d’une banalité incroyable. Si tel est le cas, je vous interpelle, Madame le Ministre, et vous demande pourquoi alors la convention AERAS n’est pas appliquée (cela ne vous concerne pas au quotidien tout comme le prix d’un ticket de métro ou encore le fait qu’il faille jongler avec le nombre de mois en arrêt maladie !)

    J’arrête à ce stade et aimerais infiniment vous avoir en face de moi pour parler de femme à femme et vous exprimer ma compréhension (certes il faut être courageuse pour s’exprimer sur un tel sujet) mais mon refus de voir des personnes privilégiées porter une ombre sur toutes leurs « sœurs » moins ministrables qu’elles.

    Je vous prie d’agréer, Madame le Ministres, mes sentiments « mitigés » et de recevoir mes sentiments tout autant « septiques » sur la perspicacité de votre « coming out ».

  9. Patachon
    novembre 24, 2013 at 20 h 43 min

    Mme Bertinotti « révèle » son cancer. Madame Bertinotti raconte « son cancer ». Elle ne représente pas la majorité des femmes atteintes. Elle banalise le cancer du sein et semble ne pas savoir que chaque cancer reste spécifique. Lors de ses traitements elle n’a donc pas été confronté au quotidien, n’a donc pas rencontré, cotoyé, regardé, parlé, écouté les femmes. Elle ne parlerait pas ainsi. Continuer son activité pendant son traitement. Oui, parce que son activité le permettait (aménagement d’horaires possible, privilèges appréciables ) mais qui peut se le permettre ? Certaines femmes reprennent par nécessité financière, malgré la fatigue. Il serait bien que par sa fonction elle fasse avancer les choses mais pas de cette façon.

  10. Monique Plouchard
    novembre 24, 2013 at 21 h 25 min

    Ton texte Hélène et les commentaires qui suivent, résument parfaitement le haut le cœur que j’ai eu en lisant la « révélation » de la ministre Dominique Bertinotti. Le fait de le faire fin novembre relève clairement d’un plan média, car si elle s’était déclarée en octobre (quoique l’on pense d’octobre rose) il y aurait peut être pu y avoir un impact sur les programmes de prévention par le dépistage…
    Merci de ce billet Hélène et bises

  11. Petitechose
    novembre 24, 2013 at 23 h 30 min

    Oups Madame le Ministe !
    Vous lirez « sceptique » au lieu de… J’y vois un lapsus assez révélateur finalement .

  12. Juju
    novembre 25, 2013 at 0 h 36 min

    J’ai donné aussi mon ressenti sur le forum des Essentielles, essentielles et impatientes, même combat…
    Madame la Ministre, que je respecte, dit qu’elle n’est jamais allée sur internet lire des sites comme les nôtres, de peur d’être déstabilisée..Dommage…
    J’ai découvert ces sites à la fin de mes traitements et en suis devenue « accro » (j’eusse préféré les découvrir plus tôt, j’avais tellement de questions restées sans réponse et j’ai passé tant de week-ends avec mes angoisses, n’osant plus appeler les infirmières surbookées)…J’ai sympathisé avec beaucoup de nanas, dont certaines (trop, trop, contrairement à ce que pensent certains) sont depuis devenues des étoiles, mais, je suis heureuse de les avoir fait sourire, rire, renseignées, c’est à ça que ces sites servent, puisque les soignants n’ont pas le temps de répondre à nos angoisses, à nos questionnements, ces sites apportent un énorme soutien..
    Je suis toujours là, avec beaucoup moins de cheveux, certes – je dois être une des rares femmes dont les cheveux ont peu repoussé, traitement de cheval, va savoir… – Je vais l’année prochaine « fêter » mes 10 ans de rémission, croisons les doigts, on en devient superstitieuse…Ce qui peut donner de l’espoir à Madame la Ministre qui en aura besoin comme toutes les femmes frappées par ce fléau..
    Madame la Ministre a fait le choix de garder sous silence sa maladie..C’est son choix, respectons le, mais, attention, l’après-cancer peut être aussi « vachard »….Au moins, elle a pu se soigner tranquillement, sans avoir des cohortes de journalistes à sa porte, des voitures suiveuses lors de ses traitements, pas eu besoin de se justifier devant ses collègues machos, pas eu besoin de supporter le regard de commisération des autres…
    Une chose m’intrigue toutefois fortement, c’est la rapidité de la réaction du corps médical à son encontre..
    Entre l’annonce de mon cancer et de mon opération, il s’est écoulé 1 mois et demi..
    Une de mes proches vient d’apprendre qu’elle a aussi un cancer ( elle n’a jamais fait aucun excès, n’a pas pris la pilule, ne fume pas, ne boit pas, fait son jogging régulièrement, s’oxygène à la montagne, mange bio le plus souvent, serait-ce dû aux champignons de son petit bois derrière sa maison……….ou à Tchernobyl…..
    Alors, quid de tout ça, hein !
    Donc, je vous disais que ma, pardon, cette proche, entre l’annonce et le début des hostilités, ça fera 3 mois début décembre…Elle sera suivie sur Paris..

    ps : cela étant, merci à nos soignants, merci à nos centres anti-cancer (Jean Perrin pour moi entre-autre), et bravo aussi à notre médecine, enfin, celle d’avant puisque ça se dégrade de plus en plus…J’avais milité en mon temps pour les heures de sortie…Prions dieu que cette médecine-là ne se dégrade pas plus…Snif, snif…
    Merci Pernelle de nous laisser le soin de nous exprimer…

  13. Biquette
    novembre 25, 2013 at 12 h 43 min

    Je devais être une sacré chochotte en 2003 quand le cancer du sein m’est tombée dessus et que j’ai eu un arrêt de travail de 18 mois! Pourtant je ne me sens coupable de rien!
    Pourquoi ne pas dire dès le départ que l’on a un cancer? Je l’ai fait comme beaucoup d’entre nous , justement parce que c’est important de le dire, de montrer que c’est une maladie comme une autre, certes mortelle, mais pas honteuse.
    Depuis avril 2013 je me bats contre une leucémie aigüe ( conséquence des traitements contre le CS????), et là aussi j’ai parlé, je ne cache rien…
    Et il y a encore beaucoup de travail chez nos chers docteurs au niveau psy!

    • admin
      novembre 25, 2013 at 14 h 09 min

      Par Zaboton, posté sur l’ancien blog : c’est vrai qu’ entendre madame la ministre raconter son cancer comme on parle d’un banal évènement banal vécu comme une personne qui a une vie normale et qui juste eu peur que sa perruque la lâche!est assez insupportable!!!!!!!!!!!!!!!!!
      moi,je n’avais pas peur que ma perruque tombe,j’ avais peur de mourir j’ ai souffert ,j’ ai pleuré ,j’ ai hurlé ma peine dans les bois quand je marchais……………
      Que fait elle des souffrances physiques ,des heures de route ,des attentes chez les oncologues…
      on n’ avait pas envie d’entendre tout ce qu’elle a dit!
      on avait besoin d’une soeur de combat pas d’une super woman qui banalise cette saloperie de cancer!!
      Et on a eu mal et on a souffert »

  14. Fabie
    novembre 25, 2013 at 15 h 12 min

    Je n’ai su qu’en visitant de nombreux blogs, qu’il y avait eu rapidité de prise en charge et avantages divers…

    Mais avant tout c’est la notion de pouvoir travailler pendant les traitements, et que cela ait pu être donné en exemple qui m’a choquée!

    Car, qui dit continuer à travailler, dit avoir à faire à un patron qui vous paye!
    Vous en connaissez beaucoup des patrons qui vont vous payer si vous n’avez pas la rentabilité en rapport avec votre salaire ???

    Donc on ne peut comparer que ce qui est comparable!

    Qu’elle ait eu un certain courage, peut être… mais beaucoup d’entre nous n’ont pas le choix…

    En ce qui me concerne, arrêt de travail, puis reprise à mi temps thérapeutique durant 15 jours, arrêt de nouveau à cause du lymphœdème et de ma future reconstruction, re- re- prise à mi temps thérapeutique, dans un vrai placard, sans fenêtre ! (http://monparcourscancerdusein.eklablog.com/2012/04/p7)
    et maintenant, sur le point d’être mise à la retraite pour invalidité, avec toutes les conséquences financières que cela induit…..

    Voilà, toutes celles que le cancer a mises dans la précarité n’ont pu digérer cette vision de la « superwoman »….

  15. Sandrine
    novembre 26, 2013 at 10 h 39 min

    Le problème selon moi n’est pas le témoignage en tant que tel de Bertinotti qui n’est qu’un témoignage parmi d’autres, certaines crabahuteuses se sentent capables de continuer à travailler, d’autres pas, d’autres partiellement, d’autres rencontrent de graves difficultés avec leur employeur, il existe maints cas de figures.
    Mais le gros souci c’est que ce témoignage arrive dans un contexte où nous les crabahuteuses d’un premier assaut ou les multi récidivistes ou les chroniques avons toutes les peines du monde à nous faire entendre, reconnaitre dans nos difficultés et douleurs multiples, nous n’avons pas encore la force de frappe d’un « act-up » et le chantier a à peine commencé, il suffit de lire les exemples de problèmes énoncés par Hélène.
    Je pense réellement que ce genre de propos aujourd’hui peut avoir des conséquences redoutables sur nos situations déjà précaires tant sur le plan physique, moral, pécunier.
    J’entends des bruits de couloir en ce moment du style atelier pour que les femmes reprennent leur travail ou un travail, qu’il ne faut pas rester dans la maladie et j’en passe des poncifs du genre… Si ces intentions sont louables disons dans la perspective d’aide à un mieux vivre, elles se font très souvent sans tenir compte de notre avis, de nos témoignages et le danger est la culpabilisation, schéma typique: je ne retravaille pas = je ne suis pas assez courageuse.
    C’est déjà tellement difficile de nos jours de faire reconnaitre notre incapacité au travail ou à notre ancien travail, ce témoignage ne va pas dans le meilleur sens pour nos droits.
    Mme Bertinotti a été très maladroite ou pas assez précautionneuse dans son ITW.

  16. Christiane
    novembre 26, 2013 at 19 h 37 min

    Madame Le Ministre, vous ne servez absolument pas la cause des malades
    en banalisant ainsi le cancer du sein … vous avez choqué, même offensé, un bon nombre de femmes atteintes qui vivent dramatiquement ce cancer et qui rencontrent tant de difficultés : rendez vous aux examens (IRM etc…) délais d’attente pour voir un cancérologue (vous l’avez consulté seulement quelques jours après l’annonce de votre cancer !!!) difficultés d’avoir un VSL pour se rendre aux séances de chimio et de radiothérapie (pour vous, aucun problème, toutes les portes s’ouvraient !!!) non renouvellement de CDD, mise au placard des malades par les employeurs qui souvent hélas manquent d’empathie, même de simple pitié, aucune aide possible pour soulager des femmes ayant des enfants : elles doivent faire face le plus dignement possible, à leur image altérée : ablation du sein, perte des cheveux (certaines n’ont pas les moyens d’investir dans une perruque bien trop chère, aux effets des traitements, à la peur de mourir, à la peur de laisser orphelins leurs enfants et pour celles qui connaissent des récidives, faire face encore et toujours malgré leurs souffrances sans nom à la perte de leur autonomie, au doute, à l’angoisse et bien souvent aussi à la solitude pourtant, elles ne lâchent rien car elles veulent VIVRE …
    Vous auriez dû prendre exemple sur Bernard Giraudeau qui, jusqu’au bout, a mis en avant sa notoriété uniquement pour servir les malades … il n’a jamais dit qu’un cancer finalement ce n’était une simple grippe !!! et pourtant il s’est battu courageusement, avec détermination pour perdre malgré tout le combat…
    votre démarche personnelle, pour annoncer votre cancer (pourquoi ne pas l’avoir annoncé au début !) est un vrai coup d’épée dans l’eau … votre geste non seulement ne sert pas les malades mais peut entraver la prise de position des employeurs qui viendront faire une comparaison avec vous qui avez su continuer de travailler, sans vous écouter … cela peut nuire aussi au dépistage ; en effet, à quoi bon se faire dépister, une ministre a dit que le cancer se soignait et se guérissait en quelques mois, qu’il suffisait simplement de le vouloir pour que cela arrive dans une pochette surprise …
    c’est dommage ….

  17. novembre 27, 2013 at 11 h 59 min

    Je comprends votre colère .. Ce témoignage est stupide .. J’ai une amie en pleine chimio en ce moment qui culpabilise à chaque arrêt de travail .. Pourtant elle est vidée et ne peut pas enseigner dans ces conditions et elle a peur .. Une peur légitime … On ne peut pas banaliser le cancer .. C’est un parcours éprouvant tant physiquement que moralement et personne n’a le droit de dire le contraire .. Ce témoignage est ridicule et on doit réagir en masse .. même quand on n’est pas malade .. Bonne journée à vous ..

  18. petitechose
    novembre 27, 2013 at 20 h 56 min

    Très Chère LN, je réagis à cet article du Monde, navrée si je suis l’une de celles qui n’est pas satisfaite…

    Je trouve le contenu de cet article décevant. Certes, les mots de femmes inconnues sont repris – c’est un point qu’il faut saluer – mais, il manque des informations sur le contexte et sur les enjeux sociétaux. J’ai du mal à voir l’intérêt de passer en revue des réactions qui pourraient même sembler « épidermiques » (voir les liens mentionnés dans l’article) sans une explication plus profonde des problématiques que de telles réactions révèlent.

    Je ne veux pas être sentencieuse et pourtant je ne peux m’empêcher d’écrire que le cancer n’est pas seulement une maladie potentiellement mortelle, c’est également un défi pour notre société.

    Dans cet article, on mentionne le nombre de femmes atteintes chaque année. Ce qui est plus important est de savoir le nombre de femmes qui ont été soignées pour un cancer du sein (rémission et chronicité confondues). Une simple estimation du nombre de femmes concernées et en âge d’être actives aurait permis de comprendre pourquoi la malheureuse phrase du Ministre à propos des employeurs a fait grand bruit.

    Quant à la question des arrêts maladie et des mi-temps thérapeutiques, je doute qu’un lecteur lambda sache qu’on dispose d’un « capital » de mois d’arrêt ou de mi-temps et que ce capital peut s’épuiser (personnellement, j’ai de grosses lacunes en ce domaine, j’aurais aimé qu’on m’explique brièvement comment ça fonctionne).

    Sur la question des récidives, de la chronicité, l’idée sous-jacente est qu’il n’existe pas de textes spécifiques à cette nouvelle donne. Chantal le dit mais ce n’est pas repris. Ce point est fondamental : faut-il définir un statut particulier afin de prendre en compte les personnes qui vont devoir faire face à de multiples périodes de soins ? Faut-il prévoir une invalidité/incapacité spécifique, partielle ou non, pour les personnes « chroniques » ? Ce sont là de vrais enjeux. Il aurait été judicieux de développer un peu car si la Ministre n’est pas concernée par cette question – elle se rapproche de l’âge de la retraite – les personnes interrogées par la journaliste le sont.

    Un autre point m’interroge : la précarisation comme conséquence de la maladie. Certes, ce point est très bien abordé puisqu’on parle de l’angoisse supplémentaire que la précarisation occasionne. Toutefois, du concret aurait été utile pour étayer les arguments : « en moyenne, un traitement dure X mois s’il y a une chimio », « le reste à charge pour une femme est d’environ X Euros (prothèse, perruque, produits non remboursés etc. », « en France, on compte tant de familles monoparentales dont le chef de famille est une femme », « le revenu moyen d’une femme est X euros ».

    La question de la disparité territoriale dans l’offre de soins : une carte de France aurait été amplement suffisante. Cela nous ramène aux réactions vives quant à la prise en charge du Ministre. Effectivement, avoir les résultats d’anato rapidement est un grand privilège. Il aurait été judicieux d’expliquer pourquoi. Comment comprendre si on ne signale pas que nous n’avons plus assez d’anatomopathologistes et qu’ils vont partir à la retraite sans être remplacés. Moins de spécialistes dans les labos et les délais seront encore plus longs, par conséquent, la prise en charge le sera également. Ce privilège n’est pas anodin, il dévoile la gravité d’une situation.

    Les retombées sociales et la perception de la maladie ont aussi été abordées. Ok, c’est bien d’en parler mais qu’on donne des faits : un cancer = conséquences sur tous les projets personnels ou professionnels. On aurait pu souligner qu’il n’existe aucun fonds de garantie pour les milliers de personnes concernées qui souhaitent acheter une voiture à crédit, on aurait pu mettre en exergue la question des mutuelles (un cancer = plus de possibilité d’obtenir une assurance santé complémentaire privée) etc.

    Enfin la question de taire ou de dire son cancer. À la lecture de l’article, je comprends qu’on a les cancéreux honteux vs les cancéreux libérés ( ?). Il aurait fallu expliquer qu’on oscille entre la banalisation du cancer et le courage des cancéreux du fait que les messages institutionnels ne sont pas cohérents et s’entrechoquent.

    Cet article a le mérite d’exister et je suis désolée d’être aussi critique.

    Je n’arrête pas de demander des chiffres et je suis déçue parce qu’on ne m’explique pas « pourquoi » cela mérite qu’on s’y attarde un peu.

    Alors voilà pourquoi j’insiste tant :
    (Attention, je n’ai pas de données fiables, ce sont des calculs rapides)

    ALD = 5 ans. Donc 55 000 femmes atteintes du K du sein par an X 5 = 275 000 femmes depuis 2008.

    Depuis 10 ans, 550 000 auxquelles il faut malheureusement soustraire celles qui sont foudroyées (12 000 X 10 ans), soit 550 000 – 120 000 = 430 000 femmes.
    430 000 personnes = une grosse agglomération (Avignon par exemple)

    Parmi elles, combien de personnes retraitées ? 2/3 ? Je n’en sais rien, je présume et je pense même que je suis en dessous de la réalité.
    1/3 de 430 000 = 143 000 en âge d’être actives.

    Il faut ajouter à ce calcul tous les autres cancers… ça laisse sans voix si on ne retient que la simple phrase du Ministre concernant les employeurs !

    Conclusion : à quoi sert cette déclaration ? J’ai bien peur que la réponse soit « à pas grand chose » si on ne sait pas lire entre les lignes et si on ne prend pas le problème dans toute sa complexité.

    Je suis très critique parce que je sais qu’il est impossible d’avoir accès à la presse et que c’est un exploit d’avoir réussi à se faire entendre, surtout dans un quotidien national. Bravo Mesdames et merci d’avoir relayé des idées.

    Je vous embrasse très fort, ne soyez pas choquées par mes propos, je vous connais bien et je sais ce que vos mots voulaient dire.

    • admin
      novembre 27, 2013 at 22 h 00 min

      Je te rejoins complètement sur cette grille de lecture. C’est le difficile exercice de style de la communication par « Intermédiaires ». Nous avons eu la chance que l’auteure de cet article nous donne la parole et perso, qu’elle ait cité mon blog qui donnera quelques pistes aux lecteurs curieux (mais combien y en aura-t-il???). Ils y découvriront ce billet, les liens renvoyant aux articles similaires, vos commentaires. Je me suis un peu « fritée » sur le sujet sur twitter hier avec un journaliste en vue. Le monopole de la parole du journaliste « spécialiste » santé m’escagasse souvent, car même quand on nous tend le micro ou le clavier, c’est bien l’angle choisi par le « professionnel de la profession » qui va prévaloir (télé, radio, presse confondues), via les « citations » hors contexte, les coupages/montages, les omissions, les interprétations… C’est ainsi et il faut bien composer avec. Heureusement, de temps en temps, comme ce soir sur France Culture dans « Du grain à moudre« , il y a des émissions qui laissent s’exprimer les gens en prise avec le terrain, qui ont de l’expérience et assez de recul pour ne pas faire 3 bourdes à la minute, sans filtre. Demain matin, sur Europe1, une autre impatiente s’exprimera dans la matinale à 7h45. Croisons les doigts : là aussi, c’est du « reportage différé ». En revanche, samedi, procurez-vous « Marianne »: si il n’y a pas de contre-temps, dans l’édito, la parole risque d’être plus libre ;-) (une catcheuse de mon coeur).
      Espérons effectivement que tout ceci donnera envie à Mme Bertinotti de lister les doléances justifiées des cancéreux lambdas et qu’elle va avoir à coeur de plancher pour y apporter des réponses CONCRÈTES. L’espoir fait vivre! Et Dios que nous sommes vivantes! ;-)

  19. Anne
    novembre 27, 2013 at 22 h 11 min

    Et bien je serais une des seules a saluer le courage de la ministre. Oui elle bénéficie d’avantages liés a sa fonction. Certes, mais quel travail pour en arriver la!! Pensez vous qu’il soit facile d’être ministre et n’est ce pas l’aboutissement de toute une vie? Elle continue a travailler malgré ses chimios, mais chapeau madame! Oui elle n’a pas eu d’ablation, oui elle n’a pas récidivé comme beaucoup d’entre nous. Mais ne doit on pas se réjouir qu’une femme montre du courage de la force et de la détermination?
    Elle n’est pas la seule a avoir travailler pendant une chimio, pour sauvegarder son emploi ou ses droits a la SS. Beaucoup d’entre nous l’ont fait et souvent sans en avoir le choix. On se reconnaît aisément quand elle dit que monter une simple volée de marche était insupportable. Auriez vous préférer lire dans le Monde qu’elle baisse les bras pour défendre cette loi face a son cancer. Cela aurait réjoui notre communauté de victimes de cette maladie qui déjà a tué nombres de nos amies? Je ne pense pas. On ne peut effectivement pas banaliser la chimio et des effets ravageurs, mais de la a ne pas encourager une des nôtres quand elle souhaite et peut continuer a travailler. Mais quelle veinarde d’avoir un travail gratifiant , bien payé, qui l’aide a supporter le marasme du cancer tout cela sans attendre des heures a Curie et en voiture particulière et de pouvoir continuer a l’exercer.
    Je suis d’accord , c’est bien mieux que d’être invalide suite a des récidives a 800 euros par mois avec 2 enfants a charge qu’on élève seule.
    Mais il s’agit de deux débats bien éloignés et bien différents!

    • admin
      novembre 27, 2013 at 23 h 36 min

      Anne,
      Non, ce ne sont pas des débats éloignés, loin de là. La parole d’une Ministre n’est pas une parole de patiente comme les autres, encore moins quand cette voix émane d’un ministère comme le sien. Ses conseillers n’ont pas été bons. Si ils l’avaient été, les cancéreux auraient fait une ola unanime. Si Madame le Ministre avait suivi un parcours classique, elle aurait pu découvrir toutes les failles de ce sentier de misère. Bien sûr que je me réjouis qu’elle n’ait rien connu de nos affres et si on me propose chauffeur, diagnostic express et suivi aux petits soins, t’inquiète, je ne cracherai pas dans la soupe. Mais on aurait du au moins lui en parler avant qu’elle n’accorde l’interview. Cela lui aurait évité quelques peines supplémentaires. L’important maintenant, c’est qu’elle soit courageuse ;-) http://lacrabahuteuse.fr/2013/11/une-dame-courage-petit-b/

  20. novembre 28, 2013 at 2 h 30 min

    Bravo à vous toutes d’avoir répondu à cette Madame la Ministre qui veut nous faire revenir des siècles en arrière au temps où les femmes n’avaient dans la société aucun droit. Je n’ai malheureusement pas pu m’ immiscer dans cette réponse car mes soucis de santé étaient de retour. Cependant, j’ai bien peur que de telles personnes comme cette Ministre ne nous fasse du tort, nous les crabahuteuses. Je suppose comme le dit Hélène que cette femme « si exceptionnelle » n’a pas vécu réellement « le tout terrain » du cancer, ce n’est pas possible ou alors qu’elle m’explique comment elle a fait. Au bout de 8 mois, elle se considère « guérie » sans doute, attends ma belle, le cancer est surnois et parfois ne te lache pas. C’est vrai que son statut de Ministre a du lui permettre d’avoir une chambre seule durant les chimios et pourquoi pas une infirmière derrière la porte au cas où ….
    Elle n’a pas du attendre dans la salle d’attente, son oncologue était surement un grand « ponte » qui la suit de près. Qu’elle sache que certaines au Centre X dans les Pays de la Loire, sont confinées dans « de petits placards » lors de la chimio, faute de place … Que cette dame n’a pas dù grever le budget de la sécu en VSL car elle a un chauffeur particulier et une voiture de fonction payés par nos deniers. Que son salaire lui est versé intégralement (et quel montant !!) alors que nous autres surtout du privé n’avions que 50 % par la sécu ! qu’il nous faut nous battre pour un vsl car tout coûte cher ! Madame, depuis 3 ans et demi je ne suis plus la même, ma vie a été mise à l’écart par ce foutu crabe, j’ai perdu mon emploi et à 57 ans je suis en invalidité 2 mise d’office par la sécu.
    Connaissant le regard impitoyable des hommes politiques face à vous les femmes politiques, vous auriez mieux fait de tourner 7 fois votre langue dans votre bouche, et signifier qu’à 59 ans, si vous aviez accepté l’arrêt maladie c’était la « guillotine pour votre carrière ». Dire que les employeurs n’ont pas besoin d’accepter des arrêts durant une telle maladie qu’est le crabe, c’est honteux en tant que ministre et en tant que femme. Votre « travail » est déjà préparé par la secrétaire d’état, vous organisez votre emploi du temps comme vous le voulez, vous auriez mieux fait de vous taire plutôt que de dire des bourdes aussi grosses. J’ai honte que de tels ministres nous dirigent, nous autres « les français moyens », on peut bien crever, puisque ceux d’en haut sont irréprochables. « J’ai un cancer ! mais ce n’est rien voyons, pourquoi en faîtes-vous un drame !!  »
    Alors Madame, faites une loi pour que l’ALD, la prise à 100 % des traitements soient annulés, les arrêts maladie « prohibés », tant qu’on y est puisque vous êtes une SUPERWOMAN !! Mais attention, votre statut de ministre aux innombrables statuts privilégiés ne vous suivra pas dans la tombe. Vous êtes comme tout le monde et lorsque vous serez six pieds sous terre un jour, vous serez remplacée car PERSONNE N’EST IRREMPLACABLE !!

    Bravo les crabahuteuses vous lui avez rivé son clapet et bravo à Hélène ….

    Grâce à une telle femme, si cela continue les crabahuteuses iront dormir sous les ponts et mendier leur soupe.

    Mon nom était Nanie ex-impatiente crabus 2010

    Nanie

  21. laurain
    décembre 2, 2013 at 14 h 54 min

    Bonjour,

    Mme Bertinotti est sur sa planète et ne connaît manifestement pas l’empathie : savoir se mettre aussi à la place des autres. Bien sûr que c’est une privilégiée !
    Je suis assez bien placée pour connaître tous les avantages et privilèges dont peut bénéficier un élu lors d’un accident de vie beaucoup moins important : chauffeur en effet pour se rendre où il veut, se décharger totalement sur son entourage d’élu, pour les aller-retour domicile bureau, rendez-vous professionnels et médicaux, repas ; et de retour à la maison, sur sa compagne qui, elle est atteinte d’un cancer du sein mais ne bénéficie d’aucune aide au quotidien et surtout pas de la sienne !! Moi je n’ai pu compter que sur moi et l’entourage de la Ligue contre le cancer et l’équipe médicale.

    Ces élus sont focalisés sur leur nombril et ne réfléchissent pas avant de parler. Ils se sentent tellement si extraordinaires et irremplaçables.
    Parfois je me laisse aller à penser que c’est surtout le fait des hommes que l’on pense plus secrets mais non certaines femmes se conduisent pareillement pour s’ériger en modèle.

    Mme Bertinotti a fait beaucoup plus de mal en agissant de cette manière.

    En toute solidarité avec toutes celles qui sont atteintes, se soignent, en bavent beaucoup ou un peu moins. Et sont respectueuses de la détresse d’autrui.

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