« Juste après dresseuse d’ours » de Jaddo

dresseuse-d-oursDepuis que je traîne mes baskets de crabahuteuse sur la toile, j’ai eu le bonheur de découvrir des petites perles, des blogs pertinents, impertinents, insolents, tendres, passionnés, rafraîchissants, tenus tant par des patients que par des soignants.

Aujourd’hui, un focus sur une de ces auteurs, une jeune généraliste à couettes, que je peux afflubler sans hésitation de tous ces qualificatifs. Le style est savoureux, l’élan mutin  à tous les coins de pages, l’auto-dérision quasi permanente. Doutes, trouilles, échecs, consultations cocasses, hilarantes, déprimantes, coup de gueules indignés, réflexions sur une kyrielle de thèmes incontournables dans sa profession, légers ou graves, vous passerez par toutes les nuances de son arc-en-ciel, haut, très haut en couleurs! Lire cette petite Doc en herbe, cela questionne sur le genre humain, qu’il se balade en blouse blanche ou qu’il use son popotin dans les salles d’attente. Cela éclaire sur les inepties de notre système de santé, sur le quotidien épique de nos soignants, leur formation, sur nos t.o.c de citoyens maladifs, exigeants, ignorants, touchants, désespérants, attendrissants.

Le tableau n’est ni noir, ni blanc. C’est un patchwork chatoyant, le sien, le nôtre. En tout cas, notre petite dresseuse d’ours ne manque ni de souplesse de plume, ni d’élégance de pro. Que ces humeurs sautillantes de bloggueuse finissent par pattemoucheter les pages d’un bouquin était une simple évidence! Longue vie à son bébé de papier…

Son blog, c’est LÀ,

Son livre ICI JUSTE APRÈS DRESSEUSE D’OURS

Les histoires brutes et non romancées d’une jeune médecin généraliste

« Petite, je voulais faire dresseuse d’ours.

Et puis ça m’a passé et j’ai fait docteur. Généraliste remplaçante.

Mais quand même, depuis douze ans (entre la fac, l’hôpital et le cabinet), j’ai eu le temps de voir un paquet de choses absurdes, terrifiantes, émouvantes, révoltantes, rigolotes. J’ai eu le temps de dire un paquet de conneries, et d’en faire quelques-unes. J’ai eu le temps de mettre de côté un paquet d’histoires à raconter.

J’ai eu envie de les écrire, d’abord pour ne pas oublier ce qui me scandalisait à l’époque de l’hôpital, pour ne pas me laisser aller à m’habituer. Et aussi pour vomir ma frousse de me voir parfois si impuissante. Puis pour partager les rencontres, les fragments de victoires, les bouts de vie savourés.

Ces histoires, je les livre brutes, dans le désordre, comme je les ai vécues et comme elles me reviennent. »

Aux édition le Fleuve Noir. Couverture de Boulet. Préface de Monsieur Martin Winckler (bah ouais, Mamzelle ne se refuse rien! :-)

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