La pose du harpon/hameçon

En quoi consiste l’installation d’un harpon ?

Aïe ! aïe ! aïe ! Je sais. Rien que le terme, ça vous colle une envie irrépressible de partir en courant dans l’autre sens. D’ailleurs, certains centres, bien conscients de la chose, le rebaptisent charitablement hameçonnage ou repérage.

En effet, il se peut que votre chirurgien demande l’installation d’un harpon avant de procéder au retrait de la masse au niveau de votre sein le jour de l’opération.

Cette technique permet de marquer, à l’aide d’un fil métallique, la position exacte d’une anomalie suspecte, impossible à repérer par palpation, qui permettra au chirurgien de la retirer lors de l’opération. Le fil sera enlevé en même temps que la masse lors de la chirurgie.

Certains établissements procèdent à sa pause la veille de l’opération, d’autres le jour même, quelques heures avant. C’est généralement un radiologue qui est en charge de ce geste préopératoire.

Cette technique de repérage, pratiquée avant tumorectomie, est largement pratiquée en France et son utilité n’est pas à remettre en question. Elle permet aux femmes de pouvoir bénéficier en plus grand nombre de chirurgie conservatrice (c’est-à-dire de vous permettre de garder votre vrai néné malgré le cancer). Quant à la technique, elle n’a rien de barbare quand elle est pratiquée sous anesthésie locale (tout au plus désagréable).

Je m’arrête un peu plus longuement sur ce point car cette pose de harpon fut pour moi à l’origine d’un vrai traumatisme, d’autant plus dommageable qu’il se situait en début de parcours. En effet, d’entrée de jeu, il a participé à fragiliser très sérieusement la confiance que j’accordais à la parole médicale et, de ce fait, augmenté sensiblement l’anxiété que l’on éprouve déjà toutes face à la série de soins qui nous attend. Comme ce que j’ai vécu (comme d’autres) est parfaitement évitable pour peu que vous soyez averties des pratiques en cours, cela mérite un petit focus.

Il existe en effet des établissements et des médecins, aujourd’hui encore, qui ne pratiquent pas l’anesthésie locale, qui n’expliquent pas en quoi consiste ce geste, voire qui mentent aux patientes. Cette situation n’est tout simplement pas acceptable, car seule une contre-indication très particulière (et qui devra être sérieusement motivée par votre radiologue-sénologue) peut justifier qu’on se passe d’anesthésie locale. Et elle ne justifiera jamais qu’on vous mente, même par omission ! Cela va de soi, la plupart des centres font très bien leur boulot, tant sur les informations données à leurs patientes, que sur l’application civilisée du harponnage.

Mais ces quelques témoignages de barbarie ordinaire, encore pratiquée de-ci de-là, en France, en 2010 prouvent qu’il n’en est pas toujours ainsi. Je les ai récoltés auprès des Impatientes, curieuse de savoir si, en 2002, j’avais bénéficié d’un régime de faveur, si la technique n’était pas encore au point, si d’autres avaient vécu la même chose. Certains sont difficiles à lire. Mais le but, en vous les soumettant, n’est pas d’être anxiogène. C’est un appel à la vigilance de chacune. Si aujourd’hui, un sénologue, un radiologue, vous dit qu’il doit pratiquer une pose de harpon sans anesthésie, sous le prétexte fallacieux « que la piqûre de l’anesthésiant serait aussi douloureuse que la pose du harpon elle-même », ou « qu’il est impossible de faire une anesthésie locale juste avant une anesthésie générale », citez leur les exemples de cliniques, hôpitaux, où ces méthodes n’ont plus cours. Ne vous laissez pas intimider par des arguties infondées, embarquer par la panique de cette période si fragile. Il existe des médecins doux, prévenants et des poses de harpon presque indolores : qu’on se le dise !!!

Si vous avez des arguments solides, des exemples concrets avec les noms de centres qui pratiquent cet examen dans des conditions décentes, vous serez plus fortes pour exiger un minimum de confort lors de cette étape.

Témoignage de Mdgl (Impatiente), 2008 et 2010

Harponnée trois fois. Deux fois en 2008, pour repérer des microcalcifications et la troisième fois, cette année, pour repérer trois nodules cancéreux. Harponnée dans le service de sénologie à Catherine de Sienne à Nantes, par le docteur B., sénologue, une femme vraiment très bien et très à l’écoute. À chaque fois, harponnée à 8 heures le matin, pour un passage au bloc vers midi. À chaque fois, anesthésie locale, avant la générale de l’intervention. Absolument aucune douleur, à part la piqûre de l’injection d’anesthésiant. Le service de sénologie à Catherine de Sienne, je n’ai vraiment que des compliments à faire.

Témoignage de Jumyr (Impatiente), 2010

Juste vaguement avertie par le chirurgien que l’on allait me placer un fil dans le sein avec une petite aiguille avant l’opération. Le moment venu, un radiologue peu délicat a planté une banderille dans mon sein droit en me disant « quand on a accouché de 2 enfants, on ne fait pas la grimace pour une bricole », ce à quoi j’ai répondu que l’on voyait bien qu’il n’avait jamais accouché et pas eu de cancer du sein. Bougonnement du monsieur. Pour finir, il voulait me pousser dans le couloir sans me laisser le temps de rattacher la jolie petite blouse de l’hosto et j’ai refusé en lui disant de me laisser encore un peu de dignité et qu’il était hors de question que je sorte de la pièce les fesses à l’air. Il est sorti, lui, de la pièce en disant au jeune assistant (qui suait sang et eau depuis le début de la séance tant il semblait avoir mal pour moi), « je te la laisse avec sa dignité ». Il faut dire qu’ils avaient oublié le petit cachet avant anesthésie : j’étais plutôt en forme !
Je finis en disant que j’ai fait part de tout cela au chirurgien qui m’a demandé le nom du radiologue et a haussé les sourcils quand je lui ai dit. Il m’a promis que je n’aurais plus jamais à faire avec lui. Un bon point pour l’assistant qui a essayé après de me réconforter. J’espère lui avoir donné envie de faire autrement, lui, dans sa future pratique..

Témoignage de PetiteChose (Impatiente), 2010

20 h 00 : mammographie.
Le manipulateur est adorable. Ses yeux sont bleu normand. Ce bleu me rassure et évoque les étés d’enfance avec mes cousins. Je me sens moins perdue dans ce lieu inconnu. Alors, je veux lui épargner la phrase habituelle. Je lui dis que mes seins sont petits. À ma grande surprise, il me répond que mes seins sont faciles à radiographier et qu’ils ne lui posent aucun problème. Je n’en reviens pas !
20h15 : attente. 20h30 : mon tour arrive. À regret, je quitte la présence apaisante de mon mari. J’entre
dans un box. Une infirmière plaisante avec moi. J’assiste ébahie à un va- et-vient d’entrées et de sorties. On dirait un vaudeville. Chacun fait son entrée par une porte et ressort par une porte différente. Le Docteur Grincheux arrive enfin. Je ne sais plus quelle bêtise je dis mais quelques sourires échappent à sa vigilance. Il n’a pourtant pas l’air sympathique. Sa voix est dure, il a la réplique coupante. Les problèmes s’enchaînent les uns après les autres. Je n’ai que des échographies à lui présenter. L’hôpital ne m’a pas donné les mammographies. Le Docteur Grincheux commence à s’énerver. Il n’a pas eu le temps de manger. Les échographies de l’hôpital ne lui conviennent pas. Les images ne collent pas. Tout cela l’agace et il commence l’examen sans transition. À mesure que sa colère monte, le maniement de la sonde de l’échographe se fait plus dur et plus pesant. Mon ventre lui sert d’accoudoir. J’en suis presque gênée. Le Docteur Grincheux s’énerve encore et encore. J’en viens à redouter le contact de la sonde sur mon sein. Puis, il sort en claquant la porte. Je l’entends hurler « mais pourquoi on ne lui a pas fait une IRM à celle- là ». Allongée, torse nu, un bras sur la tête, je refuse de penser. L’infirmière m’a prévenue que j’allais souffrir. Le Docteur Grincheux revient enfin. Cette fois, il a la clé de l’énigme. La précédente radiologue s’est trompée. Il y a toute une nomenclature pour déterminer l’emplacement des tumeurs. Au lieu de partir du mamelon – norme internationale –, elle est partie de l’aréole. Tout s’explique. Le pire va pouvoir se produire. À la vue de la longue baguette métallique, je panique intérieurement, j’imaginais la chose beaucoup plus fine. Ma raison lutte avec l’image que mes yeux ont transmise à mon cerveau. Ce n’est pas possible. Il doit y avoir un mécanisme plus fin à l’intérieur. Mes yeux ne m’ont pourtant pas trahie. La chose entière fait son entrée dans mon sein. C’est douloureux. C’est supportable. Ma tête est inclinée sur le côté inverse, je n’ai pas le droit de voir de crainte que mon souffle ne contamine la zone. Et puis, à choisir, je préfère ne pas assister à cela. Mais mon sein est dense, le Docteur Grincheux doit appuyer, pousser, traverser, reculer, casser les fibres… La tumeur se cache. Entre la sonde qui appuie et l’intrusion de la baguette métallique, je commence à flancher. Je ne peux plus lutter. Mon Dieu que j’ai mal. Je n’ai plus la force de saisir son bras pour tout arrêter. J’y pense quand même. Le « tatonnage » final est une explosion de douleur. Je suis incapable de mettre des mots sur cet instant. À ce moment précis, je veux m’évanouir. Mais je suis allongée, mon cerveau est correctement irrigué, mon corps ne me fait pas cette grâce. L’hameçon se loge enfin dans la tumeur. Un son rauque inconnu sort de ma gorge. Je l’entends sans réaliser qu’il s’agit de ma propre voix. C’est une longue plainte sourde qui dure une poignée de secondes interminables. J’en suis ahurie. J’ai aussitôt honte : je suis une grande fille, je ne vais pas chouiner. Et bien si, j’ai chouiné ! Et ce n’est pas fini. Il y a l’autre tumeur suspecte.
Je suis en sueur, je me sens livide. C’est fou comme on peut sentir les couleurs vous abandonner. D’abord le front, les pommettes, les lèvres, le cou… On ressent physiquement ce processus. En dépit du flou qui m’envahit, j’arrive à dire au Docteur Grincheux qu’il y a une deuxième tumeur. Il n’avait pas compris qu’on allait me faire une double tumorectomie. Il peste. Je peste intérieurement. A-t-il pris le temps de lire mon dossier ? Est-ce à moi de rester vigilante alors que je suis entre deux états de conscience ? Une autre exploration commence. Ça doit faire plus d’une heure que je suis dans ce box. Je me laisse cou- ler dans le néant. Je n’ai plus de réaction, je ne suis plus là. Pourtant, je me ressaisis. Je me rebelle. Alors que le Docteur Grincheux sort la deuxième baguette métallique, je l’interpelle : « Procédez-vous de la même façon avec les testicules ? ». Suit un lourd silence. Il me regarde et me lance un « Pardon ? » où j’entends la résonance physique de ce qu’il vient d’imaginer pour lui-même. Je réitère calmement ma question : « Procédez-vous de la même façon avec les testicules ? ». Ce n’est pas le Docteur Grincheux qui me répond. Depuis le début, il est assisté du manipulateur aux yeux bleus. Je sens sa présence bienveillante. Il souffre avec moi. Ce jeune homme arrive à articuler quelques mots : les glandes masculines sont plus petites, plus sensibles que les seins. Le Docteur Grincheux reste sans voix. J’enfonce le clou en rappelant que je n’ai jamais accouché. Ils comprennent le sous-entendu. Je demande à être anesthésiée. Ma requête est rejetée. On me sert des arguments spécieux : on ne peut pas, je vais être opérée le lendemain matin, on vient de m’injecter du technétium… Le message est néanmoins passé. Je ne sens pas le deuxième « hameçonnage ». J’en fais la remarque. Le Docteur Grincheux murmure entre ses dents que c’est pour cela qu’il est payé. Que répondre, après l’horreur des minutes précédentes ? Rien. Le manipulateur vient à mon secours, il me demande de me lever doucement car je suis toute blanche. Je me sens interdite devant ces longs cils flexibles qui dépassent de chaque côté de mon sein. Je ne sais pas où mettre mon bras gauche, ni même comment attraper mes affaires. Gentiment, il m’aide à tout rassembler. Ensemble nous quittons le box. Il procède à la deuxième mammographie. Je ne sais même pas si j’ai mal. Ensuite, il replie délicatement les longs cils flexibles sous un pansement. Il est très doux et me fait participer à la manipulation. Je me sens enrobée de délicatesse. La transition est trop brutale. Je sens l’odeur de son chewing-gum et moi je sens la sueur.
Je suis lasse, l’adrénaline est retombée. Il m’encadre, me soutient, me donne les consignes pour la douche de ce soir et m’explique patiemment comment ne pas mouiller le pansement en me lavant les cheveux. Je ressors désorientée.
Mon mari me récupère enfin. Il est inquiet. Il faut que je lui raconte tout, tout de suite. Il a failli entrer dans le box lorsqu’il a entendu les hurlements du Docteur Grincheux. On évite de se regarder dans les yeux. Je voudrais pouvoir dissimuler un peu mais il comprend en voyant ma pâleur et mes cernes. Je sens sa rage et son impuissance. Comme tout cela a dû lui sembler long ! Comme ce doit être difficile de ne pas fondre sur le Docteur Grincheux ! Mon calvaire a duré une heure et demie… Il est plus de 22 h 00 lorsque mon mari me raccompagne dans ma chambre.
ÉPILOGUE J’ai revu le Docteur Grincheux à plusieurs reprises (il y a toujours un organe à inspecter). Je lui ai rappelé ma souffrance à chaque fois, explicitement. Il a toujours encaissé sans rien dire. Désormais, il n’a plus aucun geste brusque. Toute impatience a disparu. Il est attentif à la moindre de mes grimaces d’inconfort physique. On dirait que je suis faite en porcelaine… Il anime la conversation dès qu’il perçoit le moindre signe de stress (sans les banalités habituelles). Son humour n’est pas blessant et il s’en sert quand il sent que la panique me gagne à l’idée de son verdict. A-t-il changé avec les autres femmes ? Fait-il toujours « mal » ? Je ne le sais pas… Je l’ai vu caresser l’épaule d’une femme à qui il devait avoir annoncé une triste nouvelle. Je peux seulement dire que le Docteur Grincheux n’oublie jamais de me saluer quand il me croise dans les couloirs… avec un vrai sourire et en me regardant dans les yeux. Il ne porte plus ce surnom stupide… pour moi il est devenu le Docteur X.
Entre-temps, j’ai eu l’explication. Mais pas par lui. Ce soir-là, il finissait sa journée avec des seins denses et une tumeur mal placée (mon cas). Il était exténué, il n’avait pas eu le temps de souffler, ni de manger, mon dossier était incomplet et d’autres explorations auraient dû être faites. Il était tard, il fallait tout reprendre à zéro sans IRM. En fait, le Docteur Grincheux a travaillé « sans filet » ce jour-là. C’est vrai que j’ai souffert. C’était l’enfer, je ne peux pas dire le contraire. Mais la pendule était la même pour lui et pour moi. Je suis remontée après 22 h. Cela signifie qu’il n’a pas compté ses heures ce soir-là pour ne rien laisser passer ! Voilà l’autre facette de cet épisode… que je ne peux pas oublier !

Mon témoignage (Pernelle pour les Impatientes) : Corrida médicale

Témoignage de Charlotte, lectrice du blog, 2008

Je viens de lire votre passage sur la pose du hameçon (ou du harpon) mais je n’avais jamais entendu ce terme. J’en ai presque pleuré de ces descriptions et je ne garde pas tout à fait le même souvenir.

On m’a posé un hameçon en avril 2008. Tout est allé très vite pour moi, j’ai su un vendredi après-midi que j’avais un cancer et le mercredi suivant, j’étais rentrée chez mes parents en Autriche pour procéder à la tumorectomie. J’avais 28 ans et j’ai probablement toujours eu droit à un traitement plus « doux » de la part des médecins. À chaque fois que je rencontrais du nouveau personnel soignant, on me disait : « 28 ans ! Mais c’est rudement jeune pour un cancer du sein ». Oui, je sais, et ça ne facilite rien à la chose, merci de souligner que je suis un cas un peu exceptionnel et que je suis l’une des femmes sur quarante qui ont un cancer à moins de 30 ans. Bref, la pose du hameçon. Je me souviens être arrivée dans un couloir d’attente de l’hôpital, j’étais de loin la plus jeune. On m’avait expliqué le processus et j’ai eu droit à une anesthésie locale. Les médecins ont été formidables, très calmes, très doux. J’avais des tissus denses dans mes seins et il faudrait forcer un peu, mais la tumeur était relativement facile à localiser.

L’aiguille était impressionnante mais je n’ai pas eu particulièrement mal. Je ne regardais pas trop ce qu’il se passait. C’est en voyant un peu de sang perler de mon sein que j’ai eu un sacré coup : on touchait vraiment à quelque chose de personnel et là j’ai compris que mes attributs de femme dans leur ensemble allaient en prendre un coup. Je crois que j’ai pris un « coup de vieux » à ce moment-là, dans le sens où j’ai perdu un peu de mon insouciance de jeune femme.

Je ne sais pas si mon épisode est plus gai que le vécu des autres personnes qui témoignent. En tout cas, je ne partage pas un souvenir aussi sombre de cette étape du repérage. Bien à vous,

Charlotte

Témoignage de patachon (impatiente), 2010

Tumeur très mal placée, très petite, le chirurgien pour faire une zonectomie m’a fait passer une scintigraphie à Nantes, puis le matin de l’intervention, dès 8 h, je me suis présentée dans un cabinet de radiologie de Saint-Nazaire, Docteur S., qui a effectué la pose du harpon, sous anesthésie locale, mammo avant, mammo après. C’était la période des vacances donc cette intervention n’a pu être effectuée à l’Hôpital de Saint-Nazaire.

J’ai eu affaire à un personnel et à un médecin très humain, m’expliquant tout en me rassurant ce qu’il allait pratiquer, me demandant si cela allait, s’excusant quand il devait forcer, appuyer pour enfoncer (petite poitrine). Je ne garde pas de mauvais souvenir de cette intervention.

Après, je me suis rendue à l’hôpital de Saint-Nazaire, ou le chirurgien m’attendait pour pratiquer la zonectomie sous anesthésie générale, et la première chose qu’il m’a demandée est « comment avez- vous supporté cette intervention ? »

J’ai eu affaire à des médecins humains.

Témoignage de Caroline, 2010

J’apprends que j’ai bien un cancer du sein, qu’il fallait m’opérer. Donc rendez- vous à la Clinique le lundi 14 h, puis déplacement sur une autre clinique pour le ganglion sentinelle. On m’explique que le lendemain matin, j’aurai la pose du harpon parce que le nodule est profond. Je demande si j’aurai une anesthésie locale,on me répond:

« Oui! pas de problème!»

Le mardi matin, on vient me chercher à 8 h. Là, je demande pour l’anesthésie locale. On me répond que je n’en aurai pas, car j’ai une anesthésie générale juste après, qu’on ne peut pas me faire les deux le même jour. Je passerai sur la douleur, après ça on ne craint plus rien, je rigole doucement quand la charmante sage-femme qui me fait l’acu- puncture me dit : « Ça va, ça ne vous pique pas trop » Elle, au moins, me le demande.

Ce qui me restera de cette triste expérience, c’est le radiologue qui était là, qui disait à son assistante : « Eh bien ! vous voyez, elle a encore le sourire !!! » Je l’aurais giflé !!!

Alors toutes celles qui doivent avoir la pose du harpon, demandez, même par écrit, une anesthésie locale.

 

Partagez

  • Facebook
  • Twitter
  • Delicious
  • LinkedIn
  • StumbleUpon
  • Add to favorites
  • Email
  • RSS

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *