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J’ai perdu 15 grammes

fresne12/10/2010, La Pernelle

Voilà ! Exit le petit furoncle en plastique qui me servait de boutonnière. Une p’tite opération, rapide, légère, et oui, joyeuse ! Je sais que cela ne conjure pas le sort, mais psychologiquement, l’ablation du PAC est une étape hautement symbolique. Encore un détail que les oncos ont zappé. Personne, que ce soit dans mon nouveau staff médical ou dans l’ancien, ne s’est préoccupé de savoir ce que je voulais en faire, ne m’a parlé de le garder, de le virer… Mais bon, forte de mes petits galons de crabahuteuse + 9, j’ai pris les choses en main, contacté le service qui s’était de la pose et organisé les funérailles de mon aspirateur à poison. Je suis une grande fille maintenant. Et on dira, pour ne pas faire dans le mauvais esprit, que mes docteurs l’ont compris. Enfin, s’ils ne l’avaient pas encore compris, je suis sûre depuis le 28 septembre que c’est le cas !

Côté bulletin de santé, rien de bien nouveau. Mon souci de déglutition ne vient pas de brûlures d’irradiation, de dérèglement thyroïdien, de nodules suspects. Selon le spé- cialiste ORL, si je résume, il faut que je desserre la cravate que le cancer m’a nouée trop fort autour du kiki depuis quelques mois. Du stress, de l’angoisse, qui me provoqueraient des crampes    « déglutitionnaires ». Bon, l’explication est recevable. Mais les p’tits bonbons relaxants, non merci, sans façon Doc . Je les garde pour les grandes occases! Côté chimie, mon Tamo assure déjà l’overdose. Il me bouffe la vie, tranquillement, en me protégeant de son joli parapluie percé. Hors de question d’alimenter encore l’usine à gaz.

J’ai fait mes premiers pas de Chi Congueuse et suis ravie de l’expérience. Une activité zen et ressourçante. Impec pour c’que j’ai ! Je voudrais me remettre à la piscine aussi, mais pour l’instant, je n’ai pas encore rassemblé assez de courage pour plonger. Ça va venir, un jour.

Je fais mon écureuil : noix, noisettes, figues, p’tits roses, raisin : autant de prétexte à mettre le museau dehors et m’obliger à marcher pour dérouiller les engrenages grippés.

Mon grand Tom est en vacances sportives : pouce fracturé à l’entraînement de hand. Rien de méchant à part les HHHEEEUUURRRRRES passées aux urgences ! Petite saturation ! C’est bête : pas de matchs pendant deux mois… mais tellement plus de temps pour… le reste !

La Loire, bien que trop chétive pour la saison, est magnifique sous le ciel d’octobre. Un octobre comme j’les adore : lumineux, doux, où la flambée ne s’élève que pour le bonheur des yeux, pour les siestes de chats.

 

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