Les marqueurs tumoraux

marqueursExtrait de : e-santé.fr  « Les marqueurs tumoraux correspondent généralement à des molécules formées en petites quantités par des cellules normales mais qui se retrouvent produites en excès par les cellules tumorales, hyperactives. Ainsi, la concentration de ces marqueurs est généralement corrélée au nombre de cellules cancéreuses. Selon la nature du cancer, il existe un ou plusieurs marqueurs tumoraux. Certains sont communs à plusieurs types de tumeurs, d’autres sont très spécifiques à un cancer en particulier. Par exemple, l’ACE (antigène carcino-embryonnaire) est anormalement élevé dans les cancers du sein, du côlon, de la thyroïde, du poumon, du rein, de l’estomac, du rectum, des ovaires… »

Ce dosage de marqueurs, autrefois systématiquement demandé au cours du suivi d’un cancéreux, est désormais globalement demandé par l’oncologue dans des circonstances bien particulières (recommandations de la Haute Autorité de Santé).

L’augmentation de leur taux dans le sang n’est pas systématiquement lié à la présence du cancer ou à l’aggravation de la maladie.

Extrait de la fiche de l’ARCS

« Le taux d’un marqueur tumoral augmente  juste après une chimiothérapie. Est-ce alarmant ?

Après une chimiothérapie qui doit diminuer le nombre des cellules cancéreuses, on s’attend effectivement à ce que le taux du marqueur tumoral baisse (moins il y a de cellules cancéreuses et moins le taux de marqueur tumoral est élevé). En fait, il n’est pas rare que, juste après le début d’une chimiothérapie, le taux du marqueur s’élève. En effet, la chimiothérapie détruit un grand nombre de cellules tumorales. Celles-ci libèrent immédiatement  dans le sang une forte quantité de marqueur, ce qui explique une élévation transitoire du taux de marqueur. Après cette élévation transitoire, le taux du marqueur devrait ensuite baisser progressivement.

Est-il vrai que le taux d’un marqueur peut fluctuer indépendamment de l’évolution d’un cancer ?

Le taux d’un marqueur peut effectivement fluctuer indépendamment de l’évolution d’un cancer. En dehors des fluctuations causées par un changement de laboratoire, de nombreuses pathologies non cancéreuses, et notamment une infection ou une inflammation, peuvent modifier le taux d’un marqueur indépendamment de l’évolution de la maladie cancéreuse. Ceci souligne à nouveau que le résultat d’un dosage de marqueur doit être interprété par un médecin. Celui-ci l’interprète en fonction de l’examen clinique et d’autres résultats d’examens biologiques ou radiologiques. »

Il est important de procéder à vos analyses de sang dans le même laboratoire.

Les marqueurs tumoraux principaux utilisés pour le suivi du cancer du sein sont :

CA 15.3

Il n’y pas lieu de doser l’antigène CA 15.3 après le traitement initial du cancer du sein en l’absence de signe d’appel (apparitions de douleurs persistantes par exemple). Actuellement, le CA15-3 n’est pas recommandé pour le dépistage ou le diagnostic de cancer du sein et son application principale est de surveiller la réponse au traitement chez les femmes atteintes d’un cancer  métastatique. Le taux normal désormais admis pour le CA15.3 est  <30 ng/ml ( et il y a des faux-positifs) et seule une augmentation significative dans un contexte qui n’explique pas cette augmentation poussera votre oncologue à faire de  nouvelles investigations.

ACE

Le taux normal désormais admis pour le ACE est <5ng/ml pour un non-fumeur et <10ng/ml pour un fumeur (Tabagisme, cirrhose, maladies pulmonaires bénignes, insuffisance rénale chronique peuvent générer une augmentation du taux de ce marqueur). l’ACE peut être détecté dans 12% des cancers du sein non métastatiques et 35 à 40% dans des cancers en phase métastatique.

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