Le syndrome mains-pieds-bouche

main-piedLe syndrome mains-pieds-bouche est un des effets secondaires des différentes chimios (voir : Stomatite, mucite, aphtes). S’il est trop important, votre oncologue pourra être amené à modifier les doses de votre chimio ou à carrément changer de protocole.

Malheureusement, pour les mains et les pieds, qui s’assèchent, rougissent, cloquent et crevassent parfois, deviennent très sensibles, voire carrément douloureux, il n’y a pas de recette miracle. On peut cependant soulager en hydratant aussi souvent que possible les parties touchées. Le badigeonnage s’impose de toute façon quand les crevasses apparaissent pour favoriser la cicatrisation avec des onguents adaptés.

Portez, si la saison le permet, des chaussures ouvertes au talon (c’est la partie la plus sensible), évitez tout frottement (quand vous avez à faire un peu de marche, mieux vaut une chaussure qui prend bien le pied que des chaussures lâches, qui bien qu’a priori très confortables, vont vite se révéler insupportables en raisons des frottis-frottas répétés). Évitez l’eau trop chaude lors de douches ou de bains.

Votre médecin peut vous prescrire ou vous pouvez vous procurer :

– des analgésiques : antidouleurs obtenus sans ordonnance pouvant être efficaces en vue de soulager l’inconfort ;

– des vitamines : la vitamine B6 peut être utile pour prévenir et traiter le syndrome mains-pieds ;

– des corticostéroïdes : si vous recevez votre chimio-thérapie par perfusion, aux trois ou quatre semaines, votre médecin peut vous prescrire un corticostéroïde afin de traiter votre syndrome mains-pieds.

Une petite astuce : il est parfois difficile de supporter le simple contact des draps, du sol. Lors des positions stationnaires, la sensation de brûlure a tendance à s’accentuer. Mettez une bouteille plastique pleine d’eau au congélateur. Lorsque celle-ci est bien congelée, enroulez-la dans un tissu et faites la rouler sous vos pieds : cela soulage beaucoup et cela ne mange pas de pain ! Les picotements, les fourmillements, les sensations d’échauffement, d’engourdissements, la perte de sensibilité persistent parfois de longs mois après la dernière cure de chimio. C’est ce qu’on appelle les neuropathies périphériques. Là encore, pas grand chose à faire. Seul le temps viendra remédier à ces sensations agaçantes. Certaines neuropathies peuvent devenir chroniques, mais c’est très rare.

 

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