Bécassine branchée

bécassine

25/01/2010, La Pernelle

Allons. Trêve de rigolade. Ce matin, rendez-vous avec le plus vilain monsieur de la bande, le Docteur Molotov – c’est pas vrai, il est gentil, mais c’est quand même lui qui va m’assommer le plus méthodiquement du monde ! Le calendrier des cures et le cocktail chimiesque sont au point : six séances, programmées sur cinq mois (une toutes les trois semaines environ), une p’tite pause syndicale suivie d’une trentaine de séances de radiothérapie + cinq ans d’hormonothérapie. J’ai beaucoup protesté sur le dernier point, pas du tout envisagé au départ, ni par eux ni par moi (car une première tentative avait été faite il y a sept ans pour mon cancer N° 1 et que j’avais hissé le drapeau blanc au bout d’un an : céphalées carabinées + nausééééées + prolifération de kystes ovariens + … s’étant avérés parfaitement incompatibles avec une activité professionnelle digne de ce nom) mais Monsieur est resté inflexible en me disant que ce n’était de toute façon pas le sujet du jour, mais que grosso modo, il fallait quand même que je case l’info dans ma p’tite caboche : Mister cancer N°3 a déployé l’artillerie lourde selon les derniers résultats d’anapath (stade N°3, cellules agressives et très très très hormono-dépendantes), ce qui ne laisse pas trop le choix à mon armée de généraux pour la riposte.

D’accord M’sieur, chaque chose en son temps, mais je vous le dis tout de suite, la discussion est loin d’être close… En attendant, premier round fixé dans deux jours. Jeudi matin, je serai une fille branchée durant trois petites heures, en milieu urbain, puis je réintégrerai mes sabots d’Hélène dans l’après-midi. Je ne m’inquiète pas, la première cure, c’est de la gnognote, seulement un peu de fatigue, quelques broutilles et le crâne d’œuf dans une petite quinzaine. À côté de la gastro encaissée la semaine dernière, vraiment du pipi d’chat !

Faut juste espérer que la fin de l’hiver ne soit pas trop rigoureuse, car le cuir non chevelu a un pouvoir fort réfrigérant et je n’ai aucune envie de courir les boutiques pour améliorer mon stock de couvre-chef !

Une Bécassine casanière qui, même pour la bonne cause, rechigne à prendre les sentiers sauvages des citadins…

 

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